00:00
Europe 1 Europe 1 La libre antenne
00:14
Valérie Darmont. Bonjour et bienvenue dans la libre antenne de ce week-end. Rendez-vous avec les moments les plus forts de cette semaine, si vous le souhaitez. Et puis vous pouvez toujours composer le 01 80 20 39 21. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé, vous le savez. Et nous envoyez tout de même, jusqu'à une heure du matin, vos SMS au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS. Profitez bien de votre émission, chers amis.
00:43
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon. Bonsoir, Simon.
00:50
Oui, bonsoir, Valérie. Merci d'être avec nous. Je commence par vous souhaiter une bonne année. Merci, vous de même. Il n'est pas trop tard, ainsi qu'à toute l'équipe. Oui, c'est gentil. Vous de même. Très belle année à vous. Merci. Merci beaucoup. J'ai été très, très touché par le témoignage précédent de la dame qui était enceinte. Enfin, bon, je voulais...
01:14
J'appelle pas pour ça, en fait, j'avais appelé M. Lopez.
01:21
Pérez, Roland Pérez.
01:24
Oui, M. Roland-Pérez, vers la fin décembre.
01:32
Je vais vous exposer un petit peu mon cas. Je suis divorcé, j'ai deux enfants, j'ai deux petits-enfants. J'ai été marié pendant 33 ans avec une femme et on m'a divorcé.
01:48
comme pas mal de couples malheureusement comme un couple sur deux oui en général surtout en région parisienne vous habitez où Simon ?
01:56
bah écoutez j'ai habité en région parisienne j'ai habité Paris mais depuis le décès de mes parents en fait compte tenu que je suis retraité je me suis expatrié à Marbella je suis dans le sud de l'Espagne au soleil très bon endroit pour la retraite
02:16
Moins bien pour l'antisémitisme, mais très bon pour la retraite.
02:19
Vous avez quel âge, Simon ? J'ai 70 ans, mais bon, je suis un peu moins quand même que mon âge. Je suis en pleine forme, je suis en pleine santé. Bon, j'ai eu, si vous voulez, après mon divorce, je suis resté avec quelqu'un pendant une quinzaine d'années. Et puis, bon, ça n'a pas donné au bout de 15 ans.
02:45
Voilà, bon, c'est ce sont des choses de la vie, mais bon, nous nous sommes restés en très très bonne entente. C'est une deuxième grande histoire. Avec vraiment mes enfants, avec... Bon, seulement, bon, là, depuis un an et demi, à peu près, bon, j'ai essayé, bon, par la force des choses, si vous voulez, bon, de vivre seul, en fait, et puis, bon...
03:06
Au bout d'un certain temps, disons, la solitude commence à peser, disons, parce que bon, être toute la journée, bon, malgré que j'ai des activités quand même, je sors, je me promène en bord de mer, je vais au resto, enfin bon. De plus, on a reconstitué un petit peu, parce que je suis très famille, je suis l'aîné d'une famille nombreuse, et on a reconstitué, si vous voulez, ici, dans le sud de l'Espagne, un semblant de famille, parce que j'ai plusieurs de mes frères et sœurs qui ont acheté dans la même résidence.
03:44
C'est bien, donc vous n'êtes pas seul.
03:45
Vous êtes seul au quotidien, mais vous n'êtes pas seul du tout.
03:48
Vous vivez quand même... Oui, je suis seul l'été, surtout, parce que comme ils sont en activité, donc ils sont toujours sur la région parisienne, ils travaillent, ils ont leur job, mais de temps en temps, je vois Néchar qui vient faire une partie de golf, Et puis, c'est l'été surtout qu'on est en réunion. Donc, on se fait des invitations les uns chez les autres, un coup chez moi, un coup chez l'autre. Et on passe des journées agréables. Seulement, malheureusement, ça n'est que deux mois par an, quoi, si vous voulez.
04:21
Et tout le restant de l'année, bon, c'est vrai que... Le temps est long. Voilà. Bon, c'est pas... Enfin, bon, c'est vrai que quand on est seul...
04:35
On est occupé parce qu'il faut faire ses courses, il faut se faire à manger, il faut s'occuper de la maison. J'ai une femme de ménage qui vient me faire le ménage un samedi sur deux parce que je ne salue pas beaucoup. Et bon, si vous voulez, les journées passent, mais bon, c'est quand même, je me dis, bon... Et le temps passe aussi ?
04:58
Pardon ? Le temps de la vie passe aussi ?
05:01
Le temps de la vie passe, et puis bon, j'ai tout ce qu'il faut en fait pour rendre une femme heureuse, parce que je suis bien installé, je suis dans un cadre...
05:10
Très très agréable. Il y a tellement de femmes qui sont seules. Malheureusement, la plupart des femmes sont tombées sur des hommes pas bien, comme on dit. Et j'ai l'impression que ça les a tellement dégoûtées qu'après, elles ne valent plus... Tenter l'aventure. L'aventure de l'amour, je veux dire. Exactement.
05:33
Mais la famille nombreuse, parce qu'il y a beaucoup de femmes célibataires quand même, elles ne vous présentent personne ?
05:40
Écoutez, si, mais elles sont sur Paris, si vous voulez. Ah oui, vous vivez tout le temps en Espagne. Et moi, je suis tout le temps en Espagne.
05:49
Il faut tomber sur une retraité, en fait.
05:52
Voilà. Et alors, le pire, c'est pas que ça manque de femmes ici, mais bon, je ne parle pas très bien l'espagnol, donc je ne peux pas soutenir une conversation avec une espagnole, avec quelqu'un qui habite ici, si vous voulez, qui est dans le secteur.
06:10
Et l'anglais non plus. Donc, c'est un peu compliqué pour moi, si vous voulez, de pouvoir rencontrer quelqu'un.
06:17
Vous faisiez quoi dans la vie, Simon, quand vous travaillez ?
06:20
Écoutez, j'exerçais une profession libérale. J'étais expert comptable.
06:25
D'accord, d'accord.
06:26
J'ai pris ma retraite très tôt. J'ai pris ma retraite après mon divorce, en fait. Parce que, bon, je ne voulais plus m'occuper de...
06:37
J'étais tellement dégoûté que j'ai tout lâché à mon épouse qui faisait la même profession que moi. D'accord.
06:46
Et vous vous êtes retiré presque en Espagne.
06:49
Voilà, je me suis retiré. J'ai vécu une partie de ma vie quand même sur la région parisienne parce que quand j'ai divorcé, je me suis mis en ménage avec une femme.
07:03
Et bon, je suis resté une quinzaine d'années. Puis après, j'ai eu quelqu'un d'autre qui a vécu ici en Espagne avec moi. Mais à partir du moment où... Enfin, tout allait bien d'ailleurs. Je m'entendais très bien. Je m'entends toujours très bien avec parce qu'on a toujours de très bons rapports. À partir du moment où cette femme...
07:24
est devenue grand-mère.
07:26
Elle a reporté toute son attention sur ses petits-enfants, c'est ça ?
07:31
Voilà, donc elle partait souvent, elle s'absentait très très longtemps, et bon, vous savez, elle partait trois mois, deux mois, trois mois, deux, trois fois par an, ce qui fait que je me disais, bon, en fait, on est ensemble sans être ensemble, quoi. Et donc, j'ai lâché l'affaire.
07:54
Ah oui, d'accord. Vous êtes célibataire depuis combien de temps, Simon ?
07:58
Depuis un an et demi, à peu près.
07:59
D'accord, un an et demi. Alors, l'appel passé à Roland-Pérez, ça n'a rien donné sur l'antenne d'Europe 1 ?
08:04
On ne vous a pas contacté ? Monsieur Roland-Pérez m'avait dit « Oh là là, mais vous allez avoir plein de... Le téléphone ne va pas arrêter de sonner. » J'ai eu aucune nouvelle depuis.
08:17
Ah d'accord, donc vous n'avez pas eu d'appel téléphonique pour vous ?
08:21
Non.
08:22
D'accord, ok. Nous, on va repasser l'appel sur l'antenne d'Europe 1 ce soir, sur cette fin d'émission. Oui, s'il y a quelqu'un... Oui, une femme qui est plutôt retraitée quand même.
08:36
Une femme qui n'a pas trop d'attaches, si vous voulez. Je ne suis pas contre, bien sûr, si elle a de la famille, etc., Mais bon, je pourrais me déplacer aussi.
08:49
Oui, mais vous cherchez une compagne, une vraie compagne, avec laquelle faire des projets, vivre régulièrement avec elle, vous déplacer avec elle si besoin, pas seulement. Enfin, vous cherchez une vie normale, en fait, tout simplement, de partage. De partage et d'échange, c'est le même toit, c'est ça ?
09:06
Oui, mais bon, je suis quand même conscient, bon, il faut vivre, en fait, il faut vivre avec la personne, si elle convient, bien sûr, dès le départ. Il faut quand même vivre avec pour vraiment faire un projet qui tienne la route. Ça, c'est sûr.
09:22
Oui. Puis vous, visiblement, en tous les cas, vous avez quand même des histoires relativement longues. Vous restez en bon terme. Ça, c'est un très bon point pour vous, Simon, tout de même, mesdames, si vous m'écoutez ce soir. C'est que vous restez en contact avec vos ex. Et moi, je dis toujours qu'il faut toujours parler avec les ex pour savoir à qui on a affaire. Vous, vous êtes en bon contact avec vos ex. Ah oui, oui, oui. Non, ça ne pose aucun problème.
09:43
Même, bon, enfin, je...
09:48
Je ne leur en veux pas. Bon, ce sont les choses de la vie, ce sont des cas de force majeure. Bon, je comprends très bien qu'une maman ou qu'une grand-mère veuillent prendre soin de leurs petits-enfants. Mais bon, il y a aussi le fait qu'il faut qu'elles pensent aussi à elles, parce qu'une fois, si vous voulez, que ces petits-enfants grandissent, malheureusement...
10:10
Après, ils font leur vie, et puis après, on se retrouve seul, quoi.
10:14
C'est le sujet de ce soir, d'ailleurs. S'aimer soi, penser à soi, revenir à soi, ça n'empêche pas qu'on peut rester une bonne maman, s'occuper des autres, etc., mais sans s'oublier. En tout cas, on a Véronique au 73921 qui nous dit « Vous avez raison, Simon, certaines femmes qui, comme moi, ont tellement souffert qu'elles dégustent Elle déguste la paix qu'elles ont trouvée. « Je vous souhaite de trouver une femme qui ne veut pas vivre seule. Bonne recherche à vous. Vous semblez très charmant, nous dit Véronique.
10:44
»
10:52
Qu'il y ait des messieurs qui ont fait souffrir leurs femmes et que ces femmes cataloguent tous les hommes. Voilà, qu'elles les cataloguent et puis qu'elles n'en veulent plus. Mais il y a des gens bien quand même, il y a des hommes bien, je pense être...
11:07
Quelqu'un de bien. Je suis quelqu'un de calme. Posé, en tout cas, ça s'entend dans votre voix. Je suis posé, j'ai une bonne éducation. Et puis bon, si vous voulez, cette personne-là pourrait rentrer en quelque sorte connaître une autre famille, connaître d'autres personnes, comme je vous dis.
11:31
Oui, un autre univers. Vous offrez un univers.
11:35
Voilà, ce n'est pas toute l'année, mais les mois d'été, si vous voulez, c'est vrai que c'est sympa, parce qu'on se réunit, on fait des parties de cartes, on rigole, on sort au resto, on fait des petites soirées. Oui, la vie légère.
11:51
Et puis, la vie à Marbella, c'est sympa quand même, bord de mer.
11:56
Oui, d'ailleurs, c'est pour cette raison, d'ailleurs...
12:00
On entend tellement de choses très bien qui se passent en France qu'ici, bon, malgré tout ce qu'on peut dire, que les Espagnols sont un peu...
12:13
c'est pas dans mon coin, si vous voulez.
12:20
Il y en a partout des antisémites, de toutes les manières. Ils ne sont pas concentrés non plus. Est-ce que vous avez des choses qui sont rédhibitoires et des critères qui sont absolus ?
12:34
Écoutez, je ne bois pas, enfin je ne prends pas d'alcool, de temps en temps avec des amis, quand on est en réunion, de temps en temps, un petit limoncello, mais c'est occasionnel. Sinon, je fume également, je ne suis pas un gros fumeur. Mais bon, ça peut être élimitoire aussi pour une femme.
12:57
Non, non, mais vous, par contre, quels sont vos critères ? C'est les vôtres que je...
13:01
Quels sont mes critères ? Mes critères, c'est que, bon, que ce soit quelqu'un de présentable, qui ait quand même... Oui, l'affinité physique, vous voulez dire. Qui ne me fasse pas honte en réunion, en quelque sorte, bon, qui ait quand même... une certaine éducation, qu'on soit à peu près sur le même...
13:23
Je vous interromps un instant parce qu'il nous reste une minute. Anne pose la question au 73921 parce qu'elle vous trouve charmant. Elle nous demande quel âge vous avez. Je lui dis 70 ans, mais Simon fait beaucoup plus jeune. Si elle veut laisser son numéro de téléphone, c'est avec plaisir.
13:40
Eh bien, écoutez, oui, c'est avec plaisir.
13:44
Oui, bien sûr. Donc, vous disiez, une affinité physique, ça c'est évident, mais ça on ne le sait que quand on se rencontre. Quelqu'un de bien élevé, oui, c'est le minimum. Et quoi d'autre ?
13:53
Non, quelqu'un de simple. Pas une femme non plus qui est très, très, comment dirais-je, trop, trop BCBG parce que, bon, j'aime pas trop attirer les regards quand je me promène avec une femme.
14:14
Et puis, bon, il faut... Il faut essayer d'apprendre à se connaître, se rencontrer et pourquoi pas d'autres affinités.
14:27
Juste très rapidement Simon, très très rapidement parce qu'on arrive au terme de l'émission. Vous avez tenté les sites de rencontres quand même ou pas ?
14:37
Oui, mais bon, il y a une quinzaine d'années, quand j'ai connu justement la dame avec laquelle je suis resté une quinzaine d'années. Mais aujourd'hui, non ? Non, parce que ça nécessite des déplacements sur Paris pour se rencontrer. Et bon, ce n'est pas très pratique. Ce n'est pas facile.
14:56
Alors, écoutez, si on a des numéros de téléphone, on vous les donne. Sinon, on en a. Nicolas me dit, on en a. Alors, on va vous les donner dès ce soir ou demain ou plus tard. Voilà, Simon. Et rappelez-nous pour nous dire ce que ça donne, s'il vous plaît.
15:10
Avec un grand plaisir. Vraiment.
15:11
Je vous souhaite le meilleur et la dernière rencontre de votre vie.
15:14
Je vous remercie parce qu'en fin de compte, je vous écoute tous les soirs et je me dis, c'est... C'est le meilleur moyen. Je vous le souhaite. En tout cas, on va vous donner les contacts, Simon. De toucher beaucoup de monde.
15:30
Merci à vous. Merci.
15:31
Au revoir. C'est moi qui vous remercie.
15:34
Au revoir.
15:57
... ... ...
16:32
Sous-titres par Jérémy Diaz Nombre de mes cris comme une scie Les mots inutiles, sourire illusoire Avant question futile, je réponds au hasard Combien de temps ?
17:19
Combien de temps ? Souvent rester face à face Sans un nez, sans une amélioration Combien de temps ? Combien de temps ? Et je vois, je vois Sous-titres par Jérémy Diaz Si j'en restais face à face Sans une, sans une dame Tu as passé combien de temps ?
18:54
Combien de temps ? Et je vois, je vois
19:42
Europe 1, la libre antenne.
19:43
Valérie Darmon.
19:46
Bonsoir Jean-Pierre. Bonsoir Valérie, vous allez bien ? Je vais très bien, merci. Et vous ? Comment allez-vous ?
19:54
Ça va aussi, ça va. Vous m'appelez d'où ? Je vous appelle du Tréport.
20:00
Du Tréport ? Vous avez du soleil aujourd'hui ? Oui, beaucoup de soleil, oui. Et quelle température ?
20:08
Il faisait très chaud. Très chaud ? Très chaud dans le Nord-Ouest ? Ah oui, non, je suis à la limite de la Seine-Maritime, dans 76.
20:17
Oui, c'est ça. C'est une belle plage au Tréport, hein ?
20:21
Oui, et à côté c'est Mère Flébin, c'est la Somme, c'est 80.
20:25
Et belle région aussi que celle de la Somme, qui n'est pas suffisamment connue à mon goût. C'est beau en Somme aussi.
20:30
Non, il y a aussi la belle Somme, tout.
20:33
Très beau, avec une très belle réserve pour les oiseaux ornithologiques.
20:37
Tout à fait, des belles falaises.
20:39
Exactement. Quel est l'objet de votre appel ce soir sur l'antenne d'Europe 1, Jean-Pierre ?
20:43
Voilà, je vous explique. Bon, j'avais raconté mon histoire qui m'est arrivée avec une dame. qui faisait 120 kilos, qui était handicapé. Et depuis un an et demi, je m'en occupais bien.
20:54
Mais oui, je m'en souviens, je me souviens de vous, Jean-Pierre. Oui, mais... Vous nous avez appelé il y a quelques mois.
21:01
Oui, il y a quelques mois, mais après j'ai eu Roland Peres que c'était la même personne, mais ça s'était beaucoup dégradé, et à la fin, cette personne m'avait roulé dessus avec sa voiture.
21:13
Ah, ça, j'étais pas au courant de la fin de l'histoire.
21:16
Oui, mais c'est la même personne, et je suis le...
21:21
Je suis la même personne qui vous raconte ce récit.
21:26
Oui, bien sûr, j'ai bien compris. Mais attendez, cette personne dont vous vous êtes occupée, mais vraiment plus qu'occupée, parce que vous étiez... Depuis tout à l'heure, on parle de service, d'aide à l'autre. Vous étiez aidant avec cette femme.
21:42
Plus qu'aidant, parce que c'est une personne qui était handicapée, qui avait des prothèses au genou. Elle faisait 125 kilos quand je l'ai rencontrée. Et bon, elle se déplaçait avec des béquilles, elle avait une grave opération du dos, mais elle m'avait fait rentrer dans un trou de souris, comme je dis. Oui, oui, oui, c'est ce que vous... C'est-à-dire, tout ce qu'elle me demandait, je le faisais.
22:04
Oui, c'est ça. Parce que vous avez une tendance à être un peu soumis aussi, Jean-Pierre. Vous ne vous opposiez pas à elle. Alors, comment ça se fait qu'elle vous a roulé dessus avec sa voiture ?
22:16
C'est une personne qui avait des problèmes psychologiques, mais assez graves.
22:19
C'est certain, pour écraser quelqu'un, oui, c'est sûr.
22:22
Puis, vous savez, elle pouvait me dire, je t'aime, et puis une heure après, elle ne pouvait plus me voir.
22:33
Oui, mais attendez, dites-moi, elle essaye de vous écraser, vous faites quoi ensuite ? Vous la quittez, j'espère ?
22:41
Après, les gendarmes sont venus, le SAMU parce qu'elle vous a vraiment roulé dessus Jean-Pierre ah bah oui parce que elle m'avait elle m'avait raccompagné chez moi et comme j'avais des affaires elle conduisait quoi et j'étais côté passager j'avais des sacs de commission et comme ça grossièrement on me disait maintenant allez file méchamment avec un ordre vraiment autoritaire c'est comme ça alors je sors de la voiture Mais je retire ma ceinture, mais il faut avoir le temps quand même.
23:19
Alors, elle a pris tous les messages qu'il y avait à mes pieds de commission, elle a tout jeté sur le trottoir. Tout est tombé, il y avait des boîtes de conserve écrasées. C'était une personne très violente, quoi. Et puis, je lui dis comme ça, non, je ne suis pas ton chien, tu vas aller le ramasser. Vous savez, comme je l'aurais fait, quoi. Oui ? Elle m'a fait non. Elle était au volant de sa voiture, elle m'a fait non. Bon, j'ai dit comme ça, si tu ne veux pas, je veux me mettre devant ta voiture, le capot, pour ne pas qu'elle s'en aille.
23:50
Je lui ai dit, va ramasser. À travers le pare-brise, dans sa tête, elle m'a dit non. Bon, ça a duré comme ça un petit 5-10 minutes. Après, ce qu'elle a fait, elle a reculé sur peut-être 40 mètres.
24:05
Vous savez, elle a pris du recul.
24:09
Elle a pris de l'élan avec la voiture.
24:11
La première fois, elle a pris de l'élan. Elle a freiné juste à mes pieds. Bon, ben, je dis, ça va, quoi. Et la deuxième fois, elle a fait la même chose. Et là, bon, elle n'a pas freiné, quoi. Je me suis retrouvé sur le capot de la voiture. J'ai tombé. Elle m'a traîné peut-être sur 40 mètres à son capot. Avec le choc, vous savez, le choc. Les genoux, ils plient. Je ne m'y attendais pas, hein. quelqu'un qu'on croit connaître, qui vous fait ça, alors que moi, je lui avais lavé son derrière parce qu'elle était handicapée, elle ne pouvait pas se laver tout seul.
24:50
Je lui faisais tout, tous ses caprices.
24:54
Vous avez déposé plainte ?
24:56
D'accord, bon là vous l'avez vraiment quitté Jean-Pierre cette fois-ci ?
25:11
Ah bah oui, je ne suis pas avec cette personne. Parce que même les gens de là, ils m'ont dit, il ne faut plus parce que c'est une personne qui a des problèmes psychiatriques, elle a un psychiatre. Bon, je n'ai rien contre ces personnes-là.
25:23
Non, mais ce n'est pas parce qu'on a un psychiatre qu'on a des gros problèmes psychiatriques non plus. Mais là, en l'occurrence, elle vous écrase. Et elle vous écrase à deux reprises. Donc là, Jean-Pierre, là, c'est fini. On n'y retourne pas, jamais.
25:36
Ah bah non, non, non, non. D'accord. Vous savez, dans le sens que... Parce qu'elle est partie, mais elle n'est pas revenue voir comment j'allais.
25:47
Vous savez, voir... Et elle a pris la fuite.
25:50
Donc, elle a utilisé sa voiture comme une arme.
25:54
Oui, c'est certain, là.
25:58
Et vous n'avez pas de nouvelles. Elle n'a pas tenté de vous appeler. Rien du tout.
26:02
C'est-à-dire, comme j'habite pas loin de... Je vais à Auchan, vous voyez. Je la vois.
26:09
Et puis elle a bien parlé mais elle veut que je retire la plainte parce qu'elle sait ce qu'elle encourt.
26:16
Oui.
26:16
Vous comprenez ? Et moi je ne peux pas retirer la plainte.
26:19
En tout cas il faut limiter les contacts.
26:22
Oui oui c'est ce que la gendarmerie m'a dit quoi.
26:24
Vraiment le strict minimum voire aucun contact c'est mieux.
26:28
Ben c'est mieux, oui c'est mieux, parce que c'est mieux comme vous dites, oui, je suis d'accord avec vous.
26:32
Vous laissez faire la justice maintenant, et vous coupez court à tout, même quand elle vient vous voir, vous fuyez, vous allez ailleurs, vous allez dans un autre rayon.
26:42
Oui, mais c'est pas simple, parce que ça fait un an et demi que j'avais mon appartement, puis vous savez, elle me disait, ben tu viens, puis je m'en vais faire, elle dit, non tu restes, j'ai besoin de toi. Puis je vais rentrer, je vais faire son ménage, tout, tout, tout, tout, tout.
27:00
Comment vous allez Jean-Pierre aujourd'hui ? Comment ça va ? Psychologiquement, comment vous allez ? Parce que je sais que vous étiez extrêmement attaché à cette personne. Parce que pour être aussi serviable, dévoué, collé, fusionnel comme vous l'êtes, jusqu'à ce qu'elle tente de vous écraser, c'est qu'il y a beaucoup d'attachements presque pathologiques.
27:27
Oui, c'est ça. Je suis dépendant affectif. Et c'est une personne qui faisait 125 kilos, mais elle était mignonne de tête.
27:34
Oui. Vous voyez ? Oui. Elle était maquillée, elle était belle. Et bon, ça m'a troublé. Je ne regardais pas son... Vous savez, son corps, il n'était pas... Il n'était pas... Avec du respect, il n'était pas bon. J'ai dormi avec elle pendant un an et demi. Mais on ne faisait pas l'amour parce qu'on ne pouvait pas faire l'amour avec quelqu'un qui est handicapé.
27:59
En tout cas, au nom de quoi vous avez accepté la maltraitance ? C'est ça qui est intéressant ce qui vous concerne Jean-Pierre. Pourquoi avoir accepté de vous faire autant maltraiter ?
28:12
Je ne suis pas mazo, mais vous savez, ma copine, qui s'appelait Christine, me disait, tu peux me laver mon derrière, tu peux me laver mon dos, mettre mon souci à gorge, mes bas de contention, l'habiller. Elle m'a demandé une fois, deux fois, puis après ça devient, moi j'étais ancien hospitalier, je travaillais dans un hôpital.
28:39
Que vous preniez soin d'elle, d'accord, ce n'est pas ça ma question. On a compris votre profil, vous êtes un sauveur. D'ailleurs, vous étiez infirmier, donc évidemment que vous vous venez en assistance. Vous assistez cette personne, il n'y a pas de problème, vous l'accompagnez. Ma question, c'est pourquoi vous avez supporté la maltraitance ?
29:01
Parce que...
29:03
Je mettais des annonces avant, mais je n'avais pas ce que je voulais. Ce n'était pas bien. Et après, j'ai dit comme ça, puisque ça ne va pas avec des personnes, si je peux dire, normaux, qui marchent, tout ça, j'ai dit tant pis, je vais prendre des personnes handicapées.
29:22
Dans votre quête de la rencontre amoureuse ?
29:25
Oui, c'est ça.
29:26
quand je ne pouvais pas avec des personnes normales si on peut dire physiquement je me dis tant pis je vais mettre une annonce personne handicapée bienvenue bienvenue même si ça aurait été une malvoyante le principal c'était qu'elle était gentille cette femme avec moi c'est ce que je voulais et ne pas être seule et j'ai tombé sur cette personne Christine vous savez son corps on n'en parle pas Mais elle était mignonne de tête, c'est vrai.
29:59
Et puis, il y a eu ça, un petit coup de cœur.
30:02
Un petit coup de cœur.
30:03
Voilà. Puisqu'on n'avait pas de rapport sexuel ensemble, on ne pouvait pas. On ne pouvait pas. Dans son état qu'elle était, on ne pouvait pas du tout. Mais notre plaisir, c'était de s'embrasser comme des ados. Vous voyez ?
30:19
D'accord.
30:19
Moi, j'aime bien faire ça. Et j'avais 15 ans.
30:24
Vous avez quel âge, Jean-Pierre ?
30:27
Je ne suis pas tout jeune.
30:29
Donnez-nous une tranche d'âge, vous n'êtes pas obligé de me donner l'âge exact.
30:32
Un peu plus de 70 ans.
30:33
D'accord. Et aujourd'hui, vous le vivez comment ? Vous êtes célibataire ?
30:37
Vous êtes accompagnée ? Non, c'est parce que il y avait des dames qui avaient écouté mon récit. J'ai connu une amie qui avait laissé son numéro de téléphone à Roland-Pérez. Elle s'appelle Carole. Il y a trois mois. Et depuis trois mois, on s'appelle du matin au soir, même la nuit, tout ça. On est très fusionnels.
31:03
Ah, mais c'est une très très bonne nouvelle, parce que nous, on adore, avec Roland Pérez, favoriser des couples. C'est notre truc.
31:10
Voilà, voilà.
31:11
Non, non, mais c'est ça que je remercie beaucoup, et Roland Pérez, de m'avoir écouté, ainsi que vous. Mais depuis trois mois, on s'appelle le matin, le soir.
31:24
Elle habite où, Carole, elle habite où ?
31:27
Elle est malvoyante.
31:28
Oui, d'accord, mais elle habite où ?
31:30
Elle habite dans le nord, à Denain.
31:32
D'accord. Et alors, vous allez réussir à vous rencontrer ?
31:36
Mais non, c'est là le problème. C'est parce que moi, je n'ai pas... Bon, comme elle est malvoyante, elle n'a pas de voiture, évidemment.
31:45
Oui, évidemment. Ben oui, évidemment. Mais vous pouvez prendre le train.
31:50
Mais non, mais le souci, c'est que moi, je ne sais pas me débrouiller dans le train... Parce que je n'ai jamais pris le train. Voilà. Et il n'y a que le train qui peut nous conduire. Il y a 200 km seulement. L'un vers l'autre.
32:05
Et est-ce qu'un flexibus, par exemple, ça pourrait marcher ? C'est peut-être plus facile pour vous, le bus ?
32:11
Je ne connais pas tout ça. Moi, je suis, si vous voulez, je n'ai jamais sorti de mon trou. Je suis en bête somme, mais je n'ai pas l'utilité de prendre des transports en commun. Je ne sais pas me débrouiller.
32:26
Est-ce que vous avez Internet ?
32:30
Non, je n'ai pas Internet, non.
32:32
Est-ce que quelqu'un peut vous aider à trouver un blabla-car ?
32:36
C'est ce que j'aurais voulu savoir s'il n'y avait pas des auditeurs, parce que le nord, il y a 200 kilomètres du Tréport, et comme là, quand il fait beau comme ça, les vacances, il y a des gens qui viennent du nord jusqu'au Tréport.
32:54
Oui, bien sûr, c'est quand même une ville touristique un petit peu.
32:59
Donc on va passer l'annonce sur l'antenne d'Europe 1. Si quelqu'un fait des allers-retours, ou va pour un week-end, ou va pour une journée, sillonne la région de la Somme, entre le Tréport, et c'est quoi la ville de Carole ?
33:17
Denain, dans le département 59, c'est dans le nord, du côté de Valenciennes, à côté de l'île, d'accord.
33:27
Donc, si quelqu'un part du Tréport ou des petites villes aux alentours et rejoint deux nains près de Valenciennes, en voiture, que cette personne se manifeste auprès de nous, ou peut-être que quelqu'un peut regarder un blablacar pour vous aussi, d'ailleurs, peut-être, puisque la communauté alimentaire est tellement active qu'on peut peut-être retrouver...
33:51
Parce que je pense que c'est ce qu'il y a de plus judicieux. Est-ce que quelqu'un pourrait vous aider dans votre entourage, Jean-Pierre, à faire cette petite recherche de blablacar ?
33:59
Non mais là, vous savez, je n'ai pas de famille, moi je suis tout seul, je n'ai pas de famille quoi.
34:06
Et est-ce que vous avez, je ne sais pas, est-ce qu'il y a une assistante sociale dans votre ville, ou quelqu'un qui peut, je ne sais pas, des bénévoles peut-être, ou une association ?
34:16
Oui, mais c'est compliqué, vous savez, pour avoir les rendez-vous et tout ça. Et des voisins ?
34:21
Et des voisins ? Jean-Pierre, des voisins ?
34:24
Mes voisins, non. Vous savez, non, je ne peux pas m'adresser aux voisins parce que non, apparemment, ça ne plaît pas, quoi. Ce n'est pas...
34:35
Vous savez, le monde a changé. On n'est plus dans les années 60.
34:37
Donc, vous n'êtes pas proche de vos voisins. C'est ça que vous êtes en train de nous dire.
34:41
On se dit bonjour, mais je ne veux pas trop les embêter. C'est plus comme avant. Maintenant, les mentalités ont changé. D'accord.
34:48
Et est-ce qu'il y a un gardien dans votre immeuble ?
34:50
Non, non, pas du tout. Non, il n'y a pas de gardien.
34:52
D'accord. Et vous n'êtes pas proche d'un commerçant particulier ? Vous faites vos courses tout le temps ? À part chez Auchan ?
35:01
Aujourd'hui, j'ai fait 10 kilomètres à pied. Je marche beaucoup. Moi, je suis tout seul. J'ai deux téléphones, bien sûr. J'ai Internet dessus, mais je ne sais pas m'en servir. Je sais qu'appeler, comme là, on se parle. Et puis après, on raccroche. Et ma copine Carole, qui est malvoyante, donc n'a pas Internet.
35:22
Est-ce qu'elle a des proches qui pourraient faire la recherche pour elle et pour vous ? Elle a peut-être des proches, Carole ?
35:29
elle a une fille mais vous savez les enfants ils bloquent tout le temps les relations vous savez Carole a une fille mais on dirait que ça ne plaît pas qu'elle fasse une rencontre même si elle est élevée qu'elle est majeure ça gêne tout le temps et si vous allez dans un café internet et vous leur demandez qu'ils fassent la recherche pour vous non au traitement il n'y a pas tout ça au traitement il n'y a pas tout ça et à la bibliothèque
36:00
Ils sont peut-être connectés, il y a peut-être des postes connectés, des ordis connectés à la bibliothèque de votre vie.
36:05
Oui, il y a une bibliothèque, une médiathèque, mais je n'y vais jamais.
36:11
Non, mais là, il va falloir trouver le moyen de pouvoir vous connecter à Blablacar, Jean-Pierre.
36:17
Il faut trouver le moyen de trouver une voiture qui va à Denain ou à Valenciennes. Déjà, vous allez vous rapprocher un petit peu. Une fois à Valenciennes, sinon... Ou alors, vous osez aller à la gare et vous demander à quelqu'un qui prend le train pour Valenciennes s'il peut vous aiguiller, vous montrer comment ça marche. Il n'y a pas grand-chose à faire. Vous savez, c'est facile. Et même au pire du pire du pire, vous vous adressez au contrôleur.
36:44
Ah oui, mais vous savez, Autréport, c'est une petite gare qui est en arrêt terminale, quoi. Elle est en mauvais état. Et puis, il n'y a que le train qui vient de Paris. Et c'est terminé ceci, quoi. Après, il s'en va. Puis, vous savez, à un moment, il n'y a pas de permanence. Il n'y a que sur le quai. Puis, c'est tout, quoi.
37:01
Oui, mais il y a quand même des contrôleurs sur le quai. Il y a quand même un chef de gare, s'il y a une gare.
37:06
Oui, mais c'est un peu relationnel, quoi. Il est là, puis après certains manœuvres, c'est pas à Paris.
37:12
Oui, oui, bien sûr. Et pourquoi vous n'iriez pas en éclaireur d'abord aller rencontrer le chef de gare pour lui parler de votre problème ?
37:22
je lui dis maintenant demander quelque chose à quelqu'un c'est plus dans les années 60 c'est un peu expéditif il va vous dire ça il n'a pas le temps évidemment les gens n'ont plus le temps de rien oui en même temps en Créport il ne doit pas y avoir 12 000 trains par jour Non, non, je suis d'accord avec vous, mais la mentalité, maintenant, elle est comme ça partout. Et on n'a pas le temps. Si vous prenez le trait de port, ce n'est pas Paris, mais on n'a même plus le temps de traverser la route parce qu'on se fait klaxonner.
38:00
Vous n'avez pas d'amis ? Non, non, je n'ai pas d'amis, vraiment. Parce que les amis, vous savez, maintenant, c'est compliqué d'avoir des vrais amis.
38:13
Après, j'ai des connaissances, mais il ne faut pas non plus attendre beaucoup des connaissances. Les connaissances, c'est mes voisins, c'est bonjour, bonsoir.
38:21
Et des anciens collègues de travail ?
38:35
Et si vous voulez, je n'ai pas de famille du tout, je ne sais pas. Je suis vraiment seul. J'ai des enfants, mais bon, ça fait 30 ans qu'ils sont partis et je n'ai pas de contact avec eux. Voilà, je vous dis de la vérité, rien que la vérité.
38:50
Alors peut-être que vous pourriez... Ah oui, parce que vous n'avez pas Internet. Parce que j'allais dire, vous pourriez peut-être faire votre demande sur la page Facebook de notre émission qui compte 25 000 personnes. Et je suis certaine qu'avec la solidarité qui règne dans cette émission, quelqu'un aurait pu faire la recherche pour vous et vous trouver la bonne voiture, etc. Donc Jean-Pierre, écoutez, votre message est passé sur l'antenne d'Europe 1 ce soir. Oui, oui. Entre le Tréport et Valenciennes.
39:18
C'est plutôt Denain.
39:22
Oui, mais il faut tomber sur la bonne voiture qui va à Denain. Ce n'est pas comme ça non plus que ça marche vraiment.
39:27
Parce qu'il y a aussi le lance. Il y en a qui vont au football là-bas. Je pense qu'il y a le lance. Il y a un stade de football.
39:34
Je ne connais pas le football.
39:36
Donc le très port lance. Quelqu'un qui fait le chemin entre eux.
39:40
Il y a Douai aussi. Denain, c'est à côté.
39:44
Carole habite à Denain.
39:46
Donc, Tréport Douai, le Tréport Valenciennes et le Tréport Lens.
39:53
Voilà, si quelqu'un qui fait ce chemin... Même quelqu'un qui utiliserait la route pour venir comme ça un week-end... C'est le principe du blablacar.
40:08
je partage les frais du carburant évidemment en tout cas on a passé l'annonce sur l'antenne d'Europe 1 Jean-Pierre si on a des contacts à vous donner bien évidemment on vous les donne et puis on va suivre votre love affair comme on dit de près entre Carole et vous avec Roland on est très attaché à l'un à l'autre depuis 3 mois on s'appelle 4h du matin le matin on s'appelle tout de suite
40:37
Après, on s'appelle dans la journée. Mais comme on vit, on ne peut pas se toucher. On ne peut pas se prendre dans les bras. Alors qu'on en a beaucoup envie.
40:46
Bien sûr. Et quel âge est là, Carole, Jean-Pierre ?
40:50
Carole, elle a 57 ans.
40:53
D'accord, d'accord.
40:55
Elle est malvoyante, elle avait l'âge de 50 ans.
40:58
Elle est gentille comme tout, c'est une schimie comme on dit. Les ch'tis sont toujours très gentils. Oui, c'est comme ça. Quand j'ai fait mon récit de l'histoire avec Christine... Carole avait laissé son numéro de téléphone. Il y en avait trois. Et puis, ça a marché tout de suite. En conversation, je dirais, elle est sympa cette femme-là. Puis, on a parlé ensemble. Puis là-bas, on s'est rappelé. Et puis, ça fait trois mois qu'on s'appelle tous les jours jusqu'à 3h du matin.
41:29
J'espère vraiment, vraiment que vous allez trouver la voiture qui va vous emmener vers Carole. Vraiment.
41:34
Ce serait un miracle. Merci beaucoup.
41:37
Mais parfois, il y en a dans la libre antenne. Parfois il y en a. Alors, donc on a déjà un auditeur qui nous dit que vous pourriez peut-être... Alors, attendez, je lis en même temps que je vous le dis. Jean-Pierre pourrait peut-être se mettre à l'informatique avec un ordinateur facilitateur, donc ça s'appelle Ordissimo, pour apprendre à se débrouiller un petit peu seul.
41:59
Mais vous savez, moi tout ça, je ne connais... Vous savez, j'ai essayé, mais je ne suis pas vraiment intéressé, je ne comprends rien du tout. Ça, je l'avoue, je suis vraiment nul de nul. Ça, on n'est pas doué pour tout. Je fais de la peinture, ça va. Je fais des accords et tout. Mais sur l'Internet, je n'y connais rien et je ne comprends rien du tout.
42:22
Moi, j'irais demander à la gare, au chef de gare, soit pour le train, soit pour le flexibus.
42:30
Tentez-le, et puis vous nous rappelez Jean-Pierre pour nous dire ?
42:33
Oui, oui, j'y manquerai pas.
42:35
Donc à très très bientôt Jean-Pierre, et puis si Carole nous écoute, et bien évidemment qu'on salue Carole également, parce que je sais qu'elle nous écoute, vous vous êtes rencontrée grâce à la Libre Antenne.
42:44
Elle est malvoyante, vous savez sa vie, c'est la musique, c'est les informations, c'est le poste, du matin au soir, voilà.
42:50
Et bien c'est pour ça que je suis sûre qu'elle nous écoute. Donc, mes amitiés, à tous les deux. A très bientôt, Jean-Pierre.
42:57
A très bientôt. Bonne continuation à vous.
43:01
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Au revoir.
43:03
Au revoir beaucoup.
43:04
Vous êtes très gentils.
43:22
Au revoir.
43:28
La libre antenne.
43:29
Valérie Darmont. Bonsoir et bienvenue dans les meilleurs moments et sans doute les moments les plus forts de la libre antenne de cette semaine. N'hésitez pas tout de même à composer le 01 80 20 39 21 01 80 20 39 21 numéro non surtaxé de notre standard et vous pouvez aussi nous écrire pour réagir à ce que vous entendez à l'antenne au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS. Bonne émission. Europe 1, la libre antenne.
43:59
Valérie Darmont. Bonsoir Colette.
44:03
Bonsoir Valérie.
44:04
Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1 pour nous parler de quoi, Colette ?
44:09
Dites-moi. Je voulais vous remercier Valérie.
44:12
C'est gentil, merci beaucoup.
44:14
Oui, parce que j'ai suivi vos conseils et ça s'est révélé être très positif.
44:24
Ah, alors dans quel domaine ? Rappelez-moi, rafraîchissez-moi la mémoire.
44:28
Je vous avais appelé pour vous dire que j'avais quatre grands amours.
44:32
Oui.
44:33
Je ne sais pas si vous vous souvenez.
44:35
Dites-moi un petit peu plus, ça va me revenir.
44:38
Le premier, c'était mon mari avec lequel j'ai eu une relation un peu difficile parce qu'il me frappait.
44:46
Oui ?
44:47
Il frappait mes filles aussi. Donc vous m'avez dit, celui-là, ce n'est pas un grand amour.
44:52
Ah oui, je me souviens de vous. Je me rappelle. Alors, recontextualiser notre appel pour les auditeurs qui nous rejoignent ou qui nous écoutent ce soir sur l'antenne d'Europe 1. Mais je me souviens très bien de vous, oui, Colette.
45:05
Oui, d'accord. Oui, donc le premier, mon mari me maltraitait, maltraitait mes filles. Donc...
45:13
au bout de 13 ans quand même, j'ai tenu 13 ans, on s'est séparés parce qu'il avait rencontré une autre femme.
45:23
Et ça m'a bien arrangée parce que tout ce que je voulais, c'est qu'il s'en aille.
45:28
Oui.
45:30
Ensuite, j'ai rencontré un deuxième que j'appelais Grand Amour, mais que vous avez déclassé aussi. Parce que...
45:42
En fait, avec moi, il était très bien, mais il a maltraité mes filles.
45:46
Oui.
45:48
Verbalement et aussi physiquement pour la plus jeune d'entre elles. Elle me l'a rappelé quand je leur ai fait écouter le podcast de l'émission.
45:57
D'accord.
45:59
Et ça s'est passé en mon absence. Elle m'avait raconté à l'époque, mais j'avais oublié qu'il l'avait frappé.
46:11
voilà le troisième le troisième et bien là c'est moins drôle je l'ai retrouvé sur Google et c'était un avis de décès oui alors ça m'a attristé bien sûr j'ai eu un choc mais bon il était atteint d'un cancer je vous l'avais dit
46:41
Oui, je me souviens.
46:43
Oui, il est mort à 77 ans.
46:45
Oui, et enfin le dernier.
46:48
Et le dernier, qui était l'avant-dernier en fait, j'ai trouvé sa fille sur Facebook. Je lui ai envoyé un message privé en lui demandant des nouvelles d'abord d'elle, de ses enfants, etc. pour ne pas rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Elle m'a répondu très gentiment Et donc j'ai réécrit en lui donnant mon numéro de téléphone, en lui disant, écoute, j'ai quelque chose à dire à ton père, ça serait bien s'il pouvait m'appeler.
47:24
Et je lui ai dit, c'est mon numéro. Et le lendemain, il m'a appelé. On a parlé pendant près de deux heures. C'était très sympa.
47:38
Et ce n'est qu'au bout de plus d'une heure qu'il m'a demandé ce que j'avais de si important à lui dire. Et je lui ai dit que je lui demandais de m'excuser pour les propos que j'avais eus. Vous vous souvenez, non ?
47:53
Non, redites-moi, Colette, redites-moi.
47:58
Je lui avais téléphoné une fois, peu de temps après notre séparation.
48:03
Il m'avait dit au téléphone, tu sais, j'ai changé, j'ai fait beaucoup de sport, j'ai maigri. Enfin, c'était une invitation à me revoir un peu. Et je lui ai répondu, ah bon, parce que tu es devenu intelligent aussi.
48:16
Ah oui, je me souviens de cette remarque déplacée, effectivement. Déplacée, voilà. Donc, vous lui avez demandé pardon.
48:24
Et je lui ai demandé pardon.
48:25
Et est-ce qu'il a accepté vos excuses ?
48:27
Il a tout à fait accepté en me disant qu'il ne se souvenait plus du tout que je lui avais dit ça. Donc ça ne l'a pas traumatisé. Et puis, donc on a parlé de nos filles, de son fils, de sa fille. de nos petits-enfants. Il a six petits-fils et une petite-fille. Moi, j'ai sept petites-filles et un petit-fils.
48:59
Donc, on est mamie Gâteau et papy Gâteau tous les deux. Il avait connu ma première petite-fille. Il s'en souvient très bien. Et je vous avais dit, il a couvré de cadeaux. Il était toujours là. Il s'est très investi dans l'histoire.
49:22
Et c'est vous qui aviez été un petit peu capricieuse, Colette.
49:27
Capricieuse, oui, c'est ça.
49:30
Et donc aujourd'hui, en quoi notre échange a changé la donne ?
49:34
C'est-à-dire qu'il m'a invitée à déjeuner.
49:40
Il est toujours célibataire, ce monsieur ?
49:42
Il est tout seul, oui.
49:44
Très bien. Alors vous avez quel âge aujourd'hui, tous les deux ?
49:47
73 ans, moi et lui 70.
49:49
D'accord. Et donc, ce déjeuner a eu lieu quand ?
49:55
Il va avoir lieu. On n'a pas déjeuné encore ensemble. Il va avoir lieu parce que là, il est parti garder ses petits-enfants.
50:01
Oui.
50:02
Après, à son retour, il part au ski. Oui. Donc, ce sera à son retour de ski. Il m'a dit qu'il allait me contacter pour me donner rendez-vous.
50:12
Est-ce que vous êtes heureuse de cette perspective ?
50:15
Oui.
50:17
Alors plus de caprice, Colette ?
50:20
Non, plus de caprice.
50:23
Voilà, plus de caprice et puis de la sincérité, de l'authenticité et les leçons de la vie qui sont passées par là pour que vous puissiez terminer votre vie tous les deux accompagnés et accompagnants.
50:37
Ah oui, ça serait bien.
50:38
Ce serait bien, hein ? Et qu'est-ce qu'elles ont dit vos filles alors de notre échange ?
50:45
Ah, du premier échange, elles ont été un peu bouleversées de réentendre ce qui s'est passé avec leur père, ce qui s'est passé avec le deuxième. Ça les a remués.
51:02
Oui.
51:03
Oui. Mais elles ont trouvé que c'était très juste que j'avais parlé vraiment fidèlement à ce qui s'était passé.
51:14
Oui.
51:14
Par contre, pardon ?
51:18
Allez-y, allez-y, je vous écoute.
51:20
Le rappel du deuxième, là, troisième, pardon, c'est plus, ils ont été ravis.
51:28
Ben oui, vous savez, les enfants, ils s'inquiètent toujours pour les parents, surtout quand les parents sont seuls. Ils préfèrent toujours voir les parents accompagnés.
51:38
Oui, c'est vrai.
51:41
Alors, ils m'ont fait des recommandations. C'est le coiffeur, fais-toi belle.
51:48
Ah bah bien sûr, vous allez mettre toutes les chances de votre côté, Colette.
51:51
C'est sûr, c'est sûr.
51:52
Alors là, vraiment. Et puis surtout dans le comportement et dans les mots.
51:57
Oui, d'accord.
51:59
Oui, d'accord.
52:00
Non, mais je ne recommencerai pas.
52:03
Non, on ne va pas recommencer les mêmes erreurs.
52:08
Il est vraiment intelligent, en fait.
52:12
Ah, mais c'est bien que vous le voyez maintenant.
52:14
Ben oui, je le vois maintenant. D'ailleurs, quand je lui ai dit, je lui ai rappelé que je lui avais dit qu'il était devenu intelligent. Je me disais, pourquoi tu ne trouvais pas intelligent ? Je lui ai dit, mais si, mais à l'époque, je me croyais forte, toute puissante et capable de vivre seule. Et voilà, j'ai dit ce qui me passait par la tête. Ce n'était pas bien.
52:39
Ça vous a fait du bien de demander pardon ?
52:42
Ah oui, oui.
52:45
Beaucoup de bien.
52:46
Est-ce que là, vous avez les papillons dans le ventre ? On en parle depuis hier sur l'Andenne d'Europa.
52:50
Un petit peu, oui.
52:53
Un petit peu quand même.
52:54
Un petit peu quand même.
52:57
Donc le prochain... Oui, dites-moi. Non, dites-moi, dites-moi.
53:00
On a échangé des photos sur WhatsApp.
53:02
Oui.
53:03
De nous, de nos enfants, de nos petits-enfants. C'était sympa, quoi.
53:10
Est-ce qu'il a changé ?
53:12
Oui, je le reconnais bien.
53:16
Ça fait combien de temps que vous ne vous êtes pas vu ? 20 ans. Oh là là, là là !
53:21
Ah oui, hein ?
53:22
Oh là là, alors là, vous savez quoi ? Vous me remplissez le cœur de joie. Parce que la promesse de cette émission, la promesse de la Libre Antenne d'Europe 1, qui existe depuis 50 ans, c'est exactement ce que vous me dites ce soir.
53:39
Oui.
53:41
Et vous savez, il m'a donné rendez-vous exactement au même endroit où on s'est connus il y a 26 ans.
53:50
Sans trop nous dévoiler l'endroit, bien sûr. En tout cas, on n'a pas la date. Alors, c'est à quel endroit ?
53:56
Je peux vous le dire.
53:58
On vous écoute.
54:00
C'est à Bastille. Oui. Bastille, où on s'est connus la première fois, présenté par une amie.
54:07
Oui.
54:08
Et là, je vous avais raconté, on est allé dîner au restaurant. Ensuite, on est allé danser. Et puis, au premier slow, ça a été le baiser et je me suis retrouvée chez lui.
54:24
Bastille, donc à Paris.
54:26
Voilà.
54:29
C'est incroyable ce que vous nous dites ce soir quand même. 26 ans, vous nous en parlez sur l'antenne d'Europe 1, vous nous racontez votre parcours amoureux, et puis finalement, vous le recontactez suite à notre échange, et vous allez vous revoir, et il est célibataire, et vous aussi.
54:48
Eh oui.
54:49
L'histoire va sans doute, en tout cas je vous le souhaite tellement, et alors le prochain appel que vous allez nous passer sur l'antenne d'Europe 1, c'est pour nous dire que la suite, ah bah bien sûr Colette, c'est le feuilleton, comment il s'appelle ce monsieur ?
55:05
Jean-Michel.
55:06
Alors le feuilleton de Colette et Jean-Michel, on aura la saison 3, on aura la saison 3.
55:11
C'est ça.
55:13
C'est-à-dire que vous vous êtes connus parents et maintenant vous êtes grands-parents.
55:18
Voilà.
55:18
C'est génial.
55:22
Il a connu ma première petite fille et moi j'avais connu son premier petit-fils. On était d'ailleurs partis en vacances avec eux. On les avait emmenés à Saint-Malo, je me souviens. Il m'en a parlé d'ailleurs parce que c'était un bon souvenir. Lui avec son petit-fils, moi avec ma petite-fille. On était heureux comme des jeunes grands-parents que nous étions.
55:47
Et on a évoqué aussi nos souvenirs de nos nombreux voyages. Il m'a dit qu'on était des globetrotters à l'époque. C'est vrai parce qu'on pouvait se réveiller le matin, prendre notre sac à dos et aller prendre un avion pour...
56:05
Une destination imprévue.
56:08
Aujourd'hui, vous pouvez aussi être club trotteur plus raisonnablement, mais reprendre le chemin du voyage, le chemin des projets de vie. Exactement. 70 et 73 ans, il reste encore plein de temps devant. Oui, oui. Vous étiez resté combien de temps avec cet homme ?
56:27
Six ans.
56:28
Six ans, oui.
56:30
Ce qui est bien, c'est que vous vous êtes quand même rendu compte que l'amour simple qu'il vous proposait, finalement, c'était l'amour.
56:37
Oui, tout à fait.
56:38
Après avoir cherché et cherché et après avoir été d'insatisfaction en insatisfaction, Colette, quand même.
56:49
Oui, c'est vrai.
56:51
Maintenant, on est un peu intime, alors je peux vous le dire comme ça.
56:54
Vous êtes formidable, Valérie.
57:00
Donc là, maintenant, qu'est-ce que vous attendez de cette histoire ? Si aujourd'hui, il y avait une baguette magique pour les dix dernières minutes de l'émission, ce serait quoi ?
57:09
J'attendrai de pouvoir continuer un bout de chemin avec lui. Un dernier bout de chemin.
57:20
Et l'aimer plus tranquillement qu'avant ?
57:24
Pardon ?
57:24
L'aimer plus tranquillement qu'avant ?
57:27
Oui. Oui.
57:32
C'est quoi la leçon que vous tirez du fait qu'à l'époque, vous n'aviez pas vu ou vous n'aviez pas su Colette ? Parce que là, 26 ans plus tard, vous avez la chance qu'il soit toujours célibataire. Ça aurait pu être complètement différent. Et vous aussi, bien sûr, vous vous êtes rendu compte de beaucoup de choses.
57:52
Qu'est-ce que vous auriez envie de nous dire, à nous, qui sommes peut-être embarqués dans des histoires comme ça, justement, à peut-être chercher dans le détail ce qui ne va pas, nous dire peut-être qu'il y a mieux ailleurs, à comparer, on est quand même dans une ère où on peut...
58:11
il y a le supermarché de l'amour avec toutes les applis de rencontres et en même temps on n'a jamais été aussi seul et jamais été aussi difficile de rencontrer quelqu'un. Oui voilà. Qu'est-ce que vous auriez envie de nous dire Colette vous après justement ce que vous avez vécu là dans votre vie amoureuse notamment par rapport à cet homme ?
58:29
Par rapport à cet homme j'ai envie de dire que il faut vraiment bien réfléchir avant de prendre une décision et que Quand on est plus jeune, on ne se rend pas compte que vieillir tout seul, ce n'est vraiment pas la solution. Et que je regrette vraiment encore maintenant d'avoir rompu avec cet homme-là. Donc, bien réfléchir.
59:01
Oui, pas de rupture à l'emporte-pièce, c'est-à-dire en se disant, oui, je vais trouver mieux, ou je vais trouver différent, ou il ne correspond pas tout à fait. C'est ça, c'est peser vraiment le pour et le contre davantage ?
59:15
Oui, c'est ça. En fait, avec lui, je vous avais dit que c'était un problème de relation intime que j'avais avec lui. Oui. C'est ça. Donc, ça aurait pu s'arranger en voyant un sexologue, par exemple. Mais bon, à l'époque, je n'y ai pas pensé. J'avoue, je n'y ai pas pensé. Et pour lui, ça allait bien. Donc, le problème ne se posait pas pour lui, il ne se posait que pour moi.
59:42
Oui. Et vous aviez expliqué à l'époque ou pas ? Vous en parliez tous les deux ou c'était un peu tabou ?
59:50
Non, on n'en a pas parlé.
59:52
Ah oui, donc peut-être que la leçon aussi c'est de se dire les choses, c'est ce que disait Steven Mahoney hier lors de la spéciale Saint-Valentin.
59:59
C'est un conseil aussi que je donne, oui, de parler, communiquer.
60:05
Voilà, communiquer et ne pas décider de manière impulsive en se disant, bon, toute façon, là ça ne va pas, donc je pourrais trouver mieux, c'est ça ? Oui, voilà.
60:13
À l'époque où j'ai rompu, je ne pensais pas que j'allais trouver quelqu'un, je ne pensais pas à ça.
60:21
J'avais envie d'être seul, c'est tout.
60:24
Et vous êtes resté seul combien de temps après lui ?
60:29
On s'est quitté... J'avais 53 ans. Et le dernier, Jean-Paul, qui est décédé, je l'ai connu à 62 ans.
60:43
Ah oui, donc quand même presque une dizaine d'années.
60:47
Oui, oui.
60:49
Mais bon, je travaillais, j'étais très occupée, je m'ennuyais jamais. Et quand je me suis retrouvée à la retraite, ça a été un autre son de cloche.
61:02
Et est-ce que vous continuez de penser à ce dernier homme ?
61:07
Oui, un peu.
61:08
Ah, de temps en temps, vous y pensiez quand même ?
61:11
Oui, oui.
61:12
En le regrettant ou pas ?
61:15
Ben, je regrette son décès, c'est sûr !
61:18
Ça m'affiche un coup. Mais je regrette surtout l'avant-dernier parce que je me dis qu'avec lui, je bougerais encore beaucoup.
61:31
Moi, je vous posais la question de est-ce que vous pensiez tout de même à Jean-Michel ?
61:36
Ah oui, je pense à Jean-Michel, oui.
61:38
Vous continuez de penser à lui quand même ?
61:41
C'est lui que je vais revoir.
61:43
Oui, je sais, c'est pour ça que je vous posais la question. Oui, je pense à lui, oui. Vous pensiez à lui, toutes ces années, vous pensiez à lui quand même de temps en temps.
61:51
Oui, oui, oui.
61:54
Comme quoi, il ne faut pas avoir ni remords ni regrets. C'est surtout ça, je crois.
61:59
C'est vrai.
62:01
C'est vraiment surtout ça. Je trouve que la chance, enfin la vie, vous propose une chance magnifique, la Colette.
62:08
Oui, oui.
62:11
Vous en êtes consciente ? En attendant, il faut que je fasse le carême.
62:17
Alors, pourquoi le carême ? Parce que j'ai 5 kilos à perdre. Ah, c'est pour ça, d'accord. Je pensais que c'était pour dire merci au ciel de vous remettre Jean-Michel sur le chemin. Aussi, aussi.
62:27
Les deux. Les deux, les deux.
62:30
Oui, alors vous ne mettez pas non plus en danger pour... Non, non, non. Vous vous êtes envoyé des photos. Il y a 26 ans qui se sont passés. Lui aussi, il a vieilli. Aujourd'hui, ça ne se situe plus au même endroit, je crois.
62:43
De quoi ?
62:44
La rencontre, le lien, l'amour.
62:49
Oui.
62:50
Peut-être la sexualité, la tendresse. Peut-être. Oui, surtout. Donc, 5 kilos en même pas 15 jours ou en 10 jours. Je ne sais pas quelle est la durée du carême, je ne me souviens plus.
63:03
C'est 40 jours. 40 jours. Ah bon, ça va. Alors là, vous pouvez, à la limite. Oui, c'est moi qui étais complètement à côté de la plaque sur les timings.
63:13
donc là vous pouvez en tout cas vous pouvez vous préparer comme une jeune fille
63:17
C'est ce que je vais faire.
63:18
Et oui, et oui. Et moi, ce que je vous propose évidemment, Colette, parce que là, les auditeurs, comme moi, on a vraiment envie de savoir la suite, là.
63:28
Oui.
63:28
Je ne manquerai pas de vous rappeler pour vous la raconter.
63:32
Avec grand plaisir, Colette. Avec grand, grand plaisir.
63:35
Les aventures de Jean-Michel et Colette.
63:37
Exactement. Et peut-être qu'on pourra même lui parler au téléphone le jour où vous allez être ensemble.
63:44
Oui, il serait d'accord.
63:45
Ah oui, alors là, ce sera vraiment un grand, grand bonheur de le rencontrer.
63:50
Il est très ouvert.
63:52
Alors, je vous souhaite un beau carême. Merci. Et de belles prières, pas que le régime, de belles prières.
64:00
D'accord.
64:01
Prenez soin de vous, Colette. Merci de votre appel. Au revoir.
64:04
Merci, Valérie. Merci encore. Au revoir. Au revoir.
64:08
Oh, ma, ma C'est parti !
65:13
... ... ... ...
65:39
Sous-titrage ST' 501
66:43
La libre antenne d'Europe 1.
66:45
Valérie Darmon accompagne vos nuits. Bonsoir Nicole. Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1. Merci de m'avoir donné la parole, de me donner la parole en fait. Avec plaisir, on vous écoute.
67:04
Alors voilà, j'ai 74 ans et j'ai été exulsée le 4 septembre. L'huissier est arrivé, il a sonné à la porte et avec la force publique. Donc il m'a demandé d'enfiler ma robe de chambre et il m'a mis dehors, j'étais pieds nus, pas habillée.
67:27
Et alors que je lui ai montré les documents de la préfecture que l'expulsion a été annulée, j'avais le droit de rester en attendant un logement social. J'avais une lettre de la préfecture officielle signée par la préfète de Grenoble et une lettre du maire qui me confirmait qu'il avait donc eu connaissance d'un courrier venant de la préfecture et c'était marqué de ce fait « l'expulsion est annulée et nous allons vous proposer un logement ».
68:03
Il n'a rien voulu savoir lui qui est. Donc j'ai dû sortir, j'ai dû partir, laisser toutes mes affaires à l'intérieur. Je n'ai rien.
68:12
Je n'ai plus rien du tout.
68:15
Il vous a laissé dans la rue en robe de chambre. Oui, oui. Il a changé toutes les serrures. Même le policier a dit que vous avez 10 minutes.
68:30
Les policiers se sont rangés du côté de l'huissier alors que vous aviez le document de la préfecture comme quoi vous pouviez rester dans votre logement.
68:38
Voilà, donc il y avait un serrurier, un policier et un huissier. J'ai appelé la préfecture. Quelqu'un de la préfecture lui a dit que c'était bien noté dans mon dossier que l'expulsion était annulée. Et il a dit qu'il n'en avait rien à foutre du maire et rien à foutre de la préfecture, que lui, il l'exécutait tout simplement. Voilà, donc il m'a mis dehors.
69:03
Mais ce n'est pas un abus de pouvoir, ça, Nicole ?
69:08
Alors, je ne sais pas, mais moi, j'ai 74 ans. À mon âge, je n'aurais pas dû être expulsée, parce que la loi protège normalement les personnes de plus de 65 ans. Et j'avais demandé au juge de l'exécution, parce que je devais être expulsée déjà cet été, mais je n'avais pas encore le dossier du droit au logement...
69:32
et j'avais demandé un délai pour justement recevoir ce document, parce que je n'étais pas passée en commission encore, et puis en plein mois d'août, il n'y avait personne pour m'aider à déménager, je n'ai plus la force, je n'ai plus la force à mon âge, je n'ai plus la force de faire ça. Et donc, elle a jugé le 2 septembre, Elle a dit qu'elle refusait le délai et que ce n'était pas suspensif, que j'avais 15 jours pour faire appel, mais que ce n'était pas suspensif.
70:10
Donc déjà, elle a fait une faute, elle, en tant que juge, parce que la loi prévoit qu'à plus de 65 ans, on n'expulse pas les personnes. Voilà.
70:19
Il faut me proposer un appartement. Oui, un appartement similaire au vôtre. Voilà, je ne veux pas rester à tout prix là. Mon mari est décédé. Et donc, quand il était encore en vie, en plus de ça, il est décédé tragiquement, c'est qu'il a été opéré et il est mort sur la table d'opération, pendant l'opération. On avait 50 ans de mariage, on allait fêter nos 50 ans de mariage quelques semaines après. Malheureusement, je ne fêterai jamais mes 50 ans de mariage.
70:50
Tout ça a fait que j'ai perdu pied. J'ai toujours été courageuse et honnête. Le 2, elle juge. Le 4, il arrive. Deux jours après, mon avocat, moi et je ne sais plus qui, on n'avait pas encore reçu le jugement. C'est-à-dire qu'on n'avait pas le jugement en main. Je n'étais pas au courant du jugement.
71:19
Oui, alors comment ça se fait que l'huissier, il a agi si vite ? Ah, je ne sais pas. C'est parce que je n'ai peut-être pas plaisir, je ne sais pas.
71:27
Il y a plein de vices de forme dans le dossier, là, visiblement, en plus. Oui, oui, oui.
71:33
Et donc, je ne sais pas... Et cet huissier, vous avez envoyé plusieurs courriers, Nicole, tout de même ?
71:39
Non, non, non, vous ne connaissiez pas. Non, non, mais j'avais des courriers, parce que je sais que j'avais une dette de loyer, parce que je touche 1300 euros de retraite, avec la reversion de mon mari comprise, 1300 euros de retraite. Mon mari, il avait des rentes maladies professionnelles et accidents de travail. Quand on décède, on n'a plus le droit à ses rentes. Moi, je n'ai pas accès à ça.
72:08
C'est de son livre en quoi. Donc moi, mon mari n'avait pas une grosse retraite quand même. Après, il est parti en EHPAD. Toute sa retraite est allée à l'EHPAD. Donc je me suis retrouvée avec 640 euros de retraite. Quand il est décédé, il y a eu la reversion. Donc j'ai 1300 euros en tout. Il y a 1000 euros de loyer. Il y a 216 euros de gaz et électricité.
72:36
Je paye une complémentaire santé 160 euros. Comment voulez-vous que je paye mon loyer ? Ce n'est pas possible. Moi, j'ai demandé depuis 2019, quand mon mari est tombé malade, qu'il a eu la maladie d'Alzheimer, j'ai demandé un logement social. On m'a toujours refusé un logement social. On m'a toujours dit que je n'y avais pas le droit.
73:00
Voilà, là j'ai présenté un dossier toute seule au droit au logement, ça s'appelle le DALO, c'est la préfecture qui gère ça.
73:09
J'ai demandé, je l'ai déposé toute seule. Ça fait quatre ans que je demande qu'on m'aide au CCAS de Voiron pour le faire. Ils m'ont toujours dit que ce n'était pas la peine, que ça ne servait à rien, que je n'aurais pas le droit. En tout cas, je l'ai fait toute seule. Au mois de juillet, je suis passée en commission et j'ai reçu la réponse dans le mois d'août. Et vous avez obtenu un logement ?
73:34
Non, non, pas encore, parce que normalement, je devrais rester dans mon appartement et attendre un logement. Et dans ce cas-là, les propriétaires ont le droit à une indemnité d'occupation payée par la préfecture, parce que c'est la préfecture qui décide que je reste. Donc voilà.
73:57
Et on ne m'a pas laissé ce droit. C'est-à-dire que là, oui, il y a des vices de forme dans le dossier parce que c'est marqué noir sur blanc. Je lui ai fait lire, je lui ai dit « j'étais dans un état, je suis cardiaque, je suis malade ». Je ne suis pas en bonne santé.
74:18
C'est surtout que vous avez tous les papiers qui font foie. Vous êtes extrêmement bordée. Vous avez un avocat, vous avez saisi les bonnes personnes, vous avez le papier officiel de la préfecture. Et l'huissier, il va jusqu'au bout de sa démarche ? Quelque chose qui m'échappe. Si les auditeurs et les auditrices ont une réponse à nous donner ce soir, qu'est-ce qu'il vous dit votre avocat ?
74:41
Alors, mon avocat, il me dit que si je fais appel de la décision du 2 septembre, que je ne vais pas passer avant 2026, que la date du tribunal est longue, et il me dissuade de le faire. Moi, j'ai dit, je veux le faire. Parce que cette fois-ci, je ne veux pas me laisser faire. Vous savez, il y avait une émission, c'était le pot de fer contre le pot de terre, je crois. Et bien là, on est dans ce cas-là. C'est-à-dire que là...
75:10
Si je ne dis rien, si je ne fais rien, je veux retourner dans mon appartement, avoir le temps de faire mes cartons et attendre un logement social. C'est ce que je voulais faire, c'est ce que j'ai demandé.
75:21
On a Bernadette au 73921 qui nous dit que vous pouvez porter plainte à l'encontre de l'huissier pour abus de confiance et faire un courrier directement au procureur de la République.
75:33
Alors, je veux bien savoir, parce que l'huissier, quelle est l'instance de l'huissier, donc je porte plainte, mais je vais porter plainte où au procureur directement ?
75:46
Ou je vais au commissariat. Parce que pour tout vous dire, le policier qui avait à peu près une cinquantaine, il a tellement été choqué de la manière qu'on m'a expulsée. Il a demandé à mon fils son numéro de téléphone pour avoir des nouvelles. Et tous les jours, il a envoyé un message pour demander comment j'allais.
76:07
Il a dit, j'ai croisé, il a dit... Ça fait du bien d'avoir quand même un peu d'humanité, parce que dans ce que vous nous racontez, d'ailleurs les auditeurs sont outrés, on a Marie-Jo qui nous dit, on marche sur la tête, j'espère que Nicole n'est pas dehors. Alors, heureusement, vous avez un fils.
76:24
Je suis dehors.
76:25
Mais vous avez un fils, heureusement. Parce que sinon, il se serait passé quoi ? Sinon, ce serait passé quoi ?
76:32
C'est dans la rue. J'avais prévu de dormir dans ma voiture. Vous savez, j'avais vu l'émission d'Olivier, une dame qui, du jour au lendemain, s'est retrouvée à dormir sur le trottoir.
76:48
J'avais été trouchée parce que j'avais l'impression que c'était mon histoire, que ça allait m'arriver. C'est des ruptures de vie. Ça s'appelle une rupture de vie. Parce que vous n'avez pas prévu ça dans votre vie.
77:01
Surtout que vous, vous avez tout fait correctement en plus. Bernadette nous rajoute au 73921 qu'il faut que vous portiez plainte auprès du procureur de la République. Contre l'huissier. Contre l'huissier, avec les documents qui font foire, bien sûr.
77:15
Vous faites des photocopies.
77:17
Je n'ai pas d'affaires chaudes. Oui, je vais le faire. Mais je n'ai pas d'affaires chaudes. Je n'ai pas mes manteaux. Je n'ai rien.
77:26
Mais comment c'est possible que vous ne puissiez même pas avoir accès à vos affaires ? Voilà, c'est ça. Je n'ai plus accès à ma boîte aux lettres non plus.
77:38
Aidez-moi à retrouver mon appartement et ma dignité parce que je le dis et je le redis, je n'ai plus aucune raison de vivre. Si je ne retrouve pas mon appartement et ma dignité, je ne vais pas résister dans l'appartement, je ne vais pas rester des années. Je veux qu'on m'offre un logement social.
77:56
Oui, ce n'est pas que vous voulez pas.
77:58
Ce n'est pas que vous voulez vous accrocher à l'appartement.
78:01
Vous n'avez pas pu, vous l'avez très bien expliqué, payer le loyer de fait, puisque votre mari est parti à l'EHPAD et ensuite il est décédé. Ce que vous voulez, c'est une solution en fait. Ah, c'est ça. Voilà, et vous avez pris les devants puisque vous avez réagi dès 2019.
78:18
Mais comme le dit Christiane au 739-21, c'est épouvantable quel pays de chiens.
78:25
Oui, parce que j'entends dans les émissions de radio, de télévision, qu'il y a des gens qui prennent, qui squattent des appartements, des maisons, quand les gens sont partis en vacances.
78:36
Ah oui, et puis après, c'est les propriétaires qui sont coincés. Ensuite, on ne peut pas mettre les squatteurs dehors. Alors ça aussi, c'est encore autre chose, ça aussi.
78:43
Et bien voilà. Quelle honte !
78:45
C'est ça. Et là, on ne va pas les expulser parce qu'il y a des lois, alors qu'ils ne sont pas chez eux, ils ne sont pas locataires, ils n'ont pas de contrat, ils n'ont pas un contrat ED. Ça, je ne comprends pas.
78:57
De quoi, de mesure ? Toujours de la cohérence.
79:02
À mon âge, je n'aurais pas dû être expulsée. Voilà, parce que la loi protège normalement les personnes âgées depuis 65 ans. Mon avocat a pris ma carte d'identité et la juge du tribunal de Grenoble, la juge de l'exécution, n'aurait même pas dû, en voyant mon âge, la loi lui interdisait de vous expulser.
79:24
Exactement. Il y a eu plusieurs... Dénoncez tout ça auprès du procureur de la République parce que là, il y a des erreurs à tous les étages. Il y a la juge, il y a de l'incompétence, clairement. Il y a donc l'huissier, évidemment. Un des policiers qui l'a soutenu.
79:45
Ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup.
79:49
Il était obligé, mais il était obligé parce qu'il était sous la direction de l'huissier. De toute façon, l'huissier, déjà, il est arrivé.
79:58
Quel âge il avait, cet huissier ?
80:00
Quel âge il avait ? Je ne sais pas, il doit y avoir 45 par là. Ce n'est pas un genot, ce n'est pas non plus... Il n'a aucune malignité, hein.
80:10
Et à un moment donné, je lui ai dit, je me demande comment vous pouvez faire un métier pareil. Et il a commencé à me menacer. Il m'a dit, oh, ne commencez pas sur ce dossier-là parce que sinon, alors là, je vais vous en mettre plein, qu'il m'a dit. Voilà.
80:24
Il vous a menacé. Je vous assure, il est rentré.
80:28
Et moi, j'avais pas peur, j'étais en train de prendre mon petit déjeuner, et puis je lui ai fait rentrer, j'ai dit, qu'est-ce qui arrive ? Et il m'a dit, ouais, regardez dans le luxe que vous vivez, je vous jure, je vous jure que tout ce que j'ai, ça fait 50 ans de mariage, j'ai des meubles qui ont 50 ans, et j'ai des meubles que j'ai achetés sur le bon, parce que je décore bien mon appartement, que je vais chercher des trucs à 20 euros sur le bon coin ou dans les foires et dans les machins.
81:01
Voilà, c'est juste. Et puis, les cadeaux que j'ai eus, voilà.
81:07
Non, mais de toute façon, on se passe de ses réflexions parce qu'il ne fait même pas son boulot correctement. Voilà.
81:13
Et là, vous voyez, parce que je suis malade en plus de ça. Mon médecin a fait un certificat médical juste à la juge de l'exécution de Grenoble. Et donc, il a mis toutes les pathologies. J'ai du diabète, je suis cardiaque et j'ai été opérée des lombaires. J'ai eu une sciatique paralysante. Je ne pouvais même plus marcher. Il m'a mis dehors, mais je ne pouvais pas marcher. Je lui ai dit, mais j'ai très mal, je ne peux pas marcher. Il a dit qu'il s'en foutait. Et là, j'ai une IRM mercredi matin, que je dois avoir des infiltrations.
81:46
Je ne peux pas récupérer mon dossier d'opération, je ne peux pas récupérer mon dossier cardiaque, je ne peux pas récupérer mes papiers administratifs.
81:55
C'est vrai, on ne pense pas à tout ça. Vous avez raison de soulever ce sujet ce soir dans la libre antenne d'Europa ? Je n'ai rien, rien, rien, rien. Mais comment c'est possible aujourd'hui, au 21e siècle ?
82:10
Il m'a prévenu que j'ai deux mois pour enlever mes affaires. J'avais fait faire déjà un devis bien avant, parce que j'avais prévu de partir. J'attendais un logement social, j'ai fait faire un devis par un déménageur. Alors, j'en ai pour 3 000 euros. Mon mari, les obsèques, j'ai payé 5 000 euros d'obsèques parce que quand mon mari disait qu'il préférait mourir, je lui disais pas maintenant parce que je n'ai pas l'argent pour les obsèques en brillant. Je lui disais ça.
82:41
Mais vous savez, d'un coup, la mort, elle arrive. Et puis, vous n'avez pas prévu. Et j'ai payé toute seule les 5 000 euros pour les obsèques. Et là, c'est 3 000 euros des ménageurs.
82:55
Et Nicole, vous n'avez pas pu vous arranger directement avec le propriétaire ?
82:59
Non, parce que c'est l'agence Foncia qui gère les locations. Et ça ne marche pas très bien, Foncia.
83:08
Oui, c'est vrai. Il y a eu plusieurs... Je parle aussi en connaissance de cause, d'ailleurs. Il y a souvent des problématiques.
83:14
Je n'ai pas de volets dans ma cuisine. Les volets sont tombés sur la rue. J'ai dû les enlever parce que c'était dangereux. Alors, ils n'ont jamais voulu me les changer. Il y a plein de problématiques comme ça et le lien entre les propriétaires. Quand je suis arrivée en 2021 dans cet appartement, mon mari ne pouvait pas monter dans la baignoire. C'était dangereux et j'ai fait poser une douche que j'ai payée 5 000 euros. Et les propriétaires, moi j'ai beaucoup de respect et je suis vraiment désolée d'avoir une dette.
83:47
Vraiment, j'ai honte d'avoir une dette de loyer, mais je n'ai pas pu. Si le CCS m'avait donné un appartement social, ça ne ferait jamais, jamais arriver.
83:58
En 2021, quand vous me rapprochez... Oui, surtout que vous avez demandé depuis 2019 le logement social en expliquant votre situation. Parce que ce sont des accidents de la vie. Votre mari est à l'EHPAD. Ensuite, votre mari décède. Forcément, vous n'avez plus les moyens de payer parce que vous ne voulez pas les payer par sa retraite. Je recontextualise votre histoire. Et vous avez pris les devants. Vous avez pris les devants quand vous demandez le logement social, vous.
84:25
Oui. Et puis en 2021, la présidente du CCS m'a dit « Non, non, c'est même pas la peine que je présente votre dossier parce qu'il ne passera pas, il aurait pu le défendre en commission ». Et puis, elle m'a dit « Non, non, mais allez chez Foncière, je connais la directrice, vous dites que vous venez de ma part. » Donc, ils m'ont trouvé cet appartement parce que mon mari, la maladie d'Alzheimer, prenait beaucoup. Enfin, depuis 2020, ça a pris de l'ampleur parce qu'on ne voyait plus personne. Donc, il s'est désocialisé. Donc, ça a commencé à être très dangereux.
84:56
Je ne voulais plus qu'il prenne la voiture. J'avais trop peur. Donc, j'ai cherché un logement en plein centre-ville. » Et là, on a emménagé. Et donc, voilà. Et puis, j'ai déposé une douche. Donc, 5 000 euros. Et comme je vous le disais, j'ai honte de devoir un loyer parce que moi, je ne voulais pas en arriver là. Moi, je veux dormir. Je veux tranquille. Je veux être trompée. Je veux pouvoir rire, écouter de la musique. Je veux pouvoir m'amuser. Je ne sors plus du tout.
85:25
Et Fancia, ils n'auraient pas pu vous trouver un logement qui rentre dans votre budget ?
85:30
Surtout pas. On ne peut même pas les joindre. De toute façon, on ne peut même pas déjoindre. Alors, il y avait un petit appartement qui s'était dans le même immeuble où j'ai demandé, il a dit « ah non, non, non, non, voilà ».
85:41
Et puis aussi, je vais leur laisser un appartement impeccable parce que l'ex-petit copain de ma fille pose des cuisines. Avec des vieux meubles, on refait la cuisine mieux, plus intéressante et j'allais leur laisser les affaires, à part mon four et ma plaque que je vais reprendre. Mais voilà, leur laisser l'aménagement que j'ai fait J'ai changé le plan de travail avec l'aide de l'ex-petit copain de ma fille.
86:15
Donc voilà, il a fait du bon boulot. Les cuisines, alors évidemment, c'est de qualité. D'ailleurs, je leur avais envoyé des photos à Fonciage. Elle était venue. Elle a dit, ah, comme ça a changé. Elle a dit, je peux prendre des photos. Elle les envoyait au propriétaire. Je vais leur laisser un appartement impeccable.
86:34
Impeccable, impeccable. Voilà.
86:35
c'est pas squatter, c'est pas... Oui, mais vous êtes de bonne foi, on entend que vous êtes de bonne foi.
86:41
On a Bernadette au 73921 qui rajoute que vous avez donc un mois pour récupérer vos affaires et elle vous suggère de faire venir le maire, puisque le maire est à vos côtés aussi dans cette affaire.
86:56
Oui, oui, de toute façon, c'est compliqué parce que depuis le 4 septembre, je pleure à longueur de journée et de nuit.
87:06
C'est-à-dire que là, vous voyez, parce que j'ai peur de passer à l'acte.
87:09
Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire. Oui, mais il y a ce combat à mener, Nicole. Il y a ce combat à mener tout de même.
87:17
Et quand je suis toute seule et que je me mets à pleurer parce que d'un seul coup, il y a un souvenir qui me revient. Je n'ai pas fait le deuil de mon mari encore. Et d'un seul coup, il y a un souvenir qui m'a vient, elle m'a pleuré et j'appelle quelqu'un. J'essaye d'avoir quelqu'un en téléphone pour pouvoir discuter. Vous avez raison, c'est le bon réflexe.
87:36
C'est le bon réflexe.
87:38
C'est le bon réflexe.
87:39
Et là, ma caisse de retraite me permet d'aller dans les Hautes-Alpes le 4 octobre. C'est tout payé, je n'ai rien à payer, même pas le transport, parce que le car, je vais le prendre à la part d'yeux. Et dans les Hautes-Alpes, c'est un séminaire sur le deuil, pour m'aider à faire le deuil de mon mari. Ah, très bien, très bien. Voilà, mais je... Je ne pourrais pas y aller parce que je ne peux pas prendre des affaires chaudes. Parce que vous ne pouvez plus accéder à votre appartement.
88:09
C'est le serpent qui se mord la queue, là.
88:11
Je ne peux même pas prendre une valise.
88:13
Et pourquoi, je rebondis sur ce que suggère Bernadette, pourquoi vous ne faites pas intervenir le maire dès maintenant ?
88:21
Eh bien, je vais laisser le compte. Parce qu'en fait, vous savez, je me méfie de...
88:27
de mon état psychologique, je me dis que si j'ai un refus, si j'ai une mauvaise nouvelle, si on me dit que je n'ai pas le droit, alors paraît-il que je vais passer à la commission de la comède. Je ne sais pas ce que c'est.
88:43
Mais c'est là où ils décident, je crois que c'est là où ils décident de donner un logement, je ne sais pas quoi. Alors peut-être que je vais repasser une seconde fois pour dire, ils n'ont pas exécuté ce qu'on a dit, parce que c'était marqué, le DALO c'est le droit au logement. Le DALO donc vous donne le bénéfice de, enfin annule l'expulsion, et donc mettra à votre disposition dans les six mois un logement social. Et comme l'huissier n'a pas voulu du tout intervenir dans ce sens-là, je pense que là, ils vont peut-être réexaminer.
89:25
Pour dire que ça n'a pas été fait dans les règles. Alors, je ne sais pas ce qui va se passer. Mais voilà, alors je sais, si je contacte le maire et qu'il dit je ne peux rien faire pour vous, ça va être catastrophique. Moi je me méfie de mon état psychologique.
89:47
Je comprends, mais en même temps, vous devez absolument utiliser tous les outils à disposition. Oui, mais c'est pour ça. Peut-être qu'il peut intervenir auprès de Foncia, auprès du propriétaire. Peut-être qu'il peut faire annuler, je ne sais rien, la décision de l'huissier. Comme le dit Anne au 739-21, normalement le préfet est supérieur à l'huissier. effectivement sauf que l'huissier en a fait qu'à sa tête donc à un moment donné il faut qu'il revienne sur sa décision enfin il faut lui faire rebrousser le chemin et Marie au 73921 demande où vous vivez donc on va lui répondre chez votre fils
90:20
Oui, alors voilà, je dorme, mais c'est un petit appartement. Puis ce qu'il y a, c'est que je n'ai pas mes affaires.
90:26
Oui, c'est surtout ça. Parce qu'à la limite, là, en plus, le 4 octobre, vous alliez partir pour le séminaire sur le deuil. Donc, vous disposez de rien, en fait. Vous êtes partie avec votre robe de chambre et pieds nus. Ce monsieur, là, cet huissier, n'a vraiment pas de visage. Parce qu'on peut rester...
90:45
Le policier m'a retenue parce que je voulais me foutre en l'air, là, quand j'étais sur le trottoir en bas. Donc, il m'a maintenue et il a dit pensez vous avez un fils là, pensez et voilà mais c'est épouvantable ce que je viens de vivre, c'est épouvantable je ne souhaite à personne c'est un choc traumatique tout de même parce que vous êtes chez vous, on sonne à la porte vous avez fait les choses correctement vous vous êtes expulsé en robe de chambre et pieds nus à 74 ans enfin franchement
91:18
D'ailleurs, on a une auditrice qui dit « J'étais dans mon lit, je me suis outrée, la France va mal, j'en pleure ». Ben oui, évidemment que oui. C'est lamentable. Et cet huissier qui fait cet abus de pouvoir, franchement, c'est honteux. Honteux, honteux.
91:37
Il a tout changé des serrures, il y avait le serrurier avec.
91:45
Alors que vous aviez le document de la préfecture. Mais qu'est-ce qui fait que les gens n'entendent pas le droit et ne respectent pas le droit ?
91:54
Parce qu'il aurait pu appeler la préfecture. C'est moi qui ai appelé la préfecture. C'est moi qui lui ai passé quelqu'un à la préfecture. Et le monsieur m'a dit « est-ce que l'huissier est là ? » Alors je lui ai dit « oui, vous pouvez passer le mois ». Je lui ai passé l'huissier. Il a dit « laissez-moi quelqu'un qui travaille dans le bureau de la préfète ». Je dis bien, ce n'est pas quelqu'un qui fait les cartes d'identité ou les permis de conduire, c'est vraiment. Et donc ce monsieur lui a laissé un message audio, parce que comme il n'a pas dû décrocher l'huissier, c'était peut-être fait exprès, Il me l'a fait écouter.
92:32
Il a dit « Voilà, je vous fais écouter le message. » Et il a dit « Oui, dans le dossier de cette dame, il y a bien une phrase qui dit que l'expulsion est annulée. » Et bien, il a dit qu'il n'en avait rien à foutre. Il a dit « J'exécute. » C'est tout ce qu'il a dit. Je lui ai dit « Le maire, regardez le maire ce qu'il a écrit. » Et il a dit « Je n'en ai rien à foutre du maire. »
92:52
Il n'en a rien à foutre de personne. Ni du préfet, ni du maire. Franchement, il n'y a même pas de mots. C'est inqualifiable. On est vraiment dans un monde détestable.
93:06
Oui, parce qu'il n'y a plus de respect. La dignité, vous savez, moi, je voulais garder ma dignité. Alors que j'ai dit à des gens, j'ai honte, j'ai honte, j'ai honte. Vous saviez comme j'ai honte. Et j'ai toujours été honnête toute ma vie. Et en fait... Et les gens m'ont dit, c'est pas à vous avoir honte, c'est l'huissier qui devrait avoir honte.
93:27
Ah oui, c'est l'huissier qui devrait avoir honte. Vraiment, c'est l'huissier qui devrait avoir honte. Et moi, je vous incite, et c'est ce que vous faites ce soir, Nicole, à juste titre, à médiatiser cette affaire.
93:37
S'il vous plaît, aidez-moi à le faire, parce que j'ai essayé d'avoir Fun Radio. J'ai écrit, vous savez, sur Facebook, j'ai des gens que je n'ai jamais vus.
93:49
Il y a un monsieur qui a cherché le journal local, il a écrit au Dauphiné Libéré, il m'a dit voilà, il m'a donné le lien, j'ai envoyé au Dauphiné Libéré mon histoire, j'ai envoyé à BFMTV et vous, je ne sais pas quoi, parce que quand les gens me disent tiens il faudrait faire ça, je le fais, je le fais, j'ai aucune réponse, aucune réponse.
94:12
Nous, on est là pour vous, vous voyez, dans l'alimentane d'Europa.
94:15
Il y a des personnes ou des associations, des institutions qui peuvent m'aider à faire respecter la loi.
94:20
ce serait ma plus grande délivrance parce que respecter la loi c'est que la juge déjà d'emblée elle ne l'a pas respectée elle aussi elle est incompétente vous avez joué une malchance dans cette histoire tout de même alors nous avons une auditrice qui laisse son numéro de téléphone pour vous elle s'appelle Marie elle dit que vous avez une force incroyable vous pouvez l'appeler parce qu'elle vit dans votre région
94:46
Oh, c'est génial !
94:48
Voilà, donc on va vous donner évidemment le contact hors antenne. On a Liliana qui dit qu'elle prend l'émission en cours, c'est un peu son histoire, les expulsions des personnes vulnérables qui s'enchaînent avant la trêve hivernale. On a Bernadette qui dit que c'est un abus de faiblesse. Il peut être puni de trois ans de prison et de 375 000 euros. Et vous avez tous les justificatifs. Elle vous embrasse, Bernadette.
95:19
Et si les auditeurs ont aussi des associations à nous conseiller, des contacts à nous donner qu'ils n'hésitent pas...
95:27
Évidemment, Maëlle et Nicolas vous les donneront hors montagne.
95:30
Ne me laissez pas, surtout. Ne m'abandonnez pas, surtout, surtout, surtout. Je vous demande de m'aider, de m'aider. Et puis de médiatiser parce que même les journaux pourraient... Je ne suis pas un chat écrasé. De toute façon, je vais vous dire une chose. Moi, j'aime beaucoup les animaux. On ne ferait pas ça à un chien. On ne ferait pas ça à un chien. Il y a quelqu'un qui laisserait un chien sans soin dans la rue, sans nourriture et qui le foutrait un coup dans... Là, il serait condamné. Je suis moins qu'un chien, moins qu'un animal.
96:03
Vous vous rendez compte C'est fou, ça.
96:08
On va vous donner les contacts que nous avons ce soir, Nicole. Si on en a d'autres d'ici demain, on vous les fera suivre de toute manière. Et puis, s'il vous plaît, donnez-nous de vos nouvelles. Dites-nous comment cette histoire va évoluer, s'il vous plaît. D'accord. Je voulais vous dire quelque chose d'un petit peu pour...
96:30
Pour ramener du beau mot-coeur ou pas, c'est parce que vous savez, d'abord, je n'ai pas pu prendre de vacances. Je suis fatiguée, j'ai besoin de me reposer, aller dans les Hauts-de-Alpes gratuitement puisque c'est logé par maquille. C'est pro-BTP, c'est un village pro-BTP à côté de Chorges, si les gens connaissent, qui sont dans le bâtiment. Et c'est le séminaire sur le deuil. Il faudrait que l'on s'est marié un 6 octobre et que mon anniversaire de mariage, je vais le fêter là-bas et entouré par des gens.
97:02
donc c'est symboliquement pour moi c'est important oui j'entends 50 ans de mariage c'est beau c'est beau comment il s'appelait votre mari ? André, tout le monde l'appelait bébé voilà c'est magnifique, c'est un grand cadeau de la vie oui parce que je me suis aperçue quand il est décédé que c'était mon âme soeur en fait On n'avait pas besoin de se parler.
97:35
On a passé des galères, des galères, mais il y en avait toujours un pour aider l'autre. Et là, je n'ai même plus... Je ne m'endormais pas sans prendre sa main. J'avais besoin de tenir sa main pour m'endormir. Il faut aller au hospital parce qu'il me dit « tu m'as réveillée ». On était fusionnels tous les deux. Après, il a eu la maladie d'Alzheimer. Mais là, la maladie a fait que ça amplifiait son amour pour moi parce que quand j'allais le voir à l'EHPAD, il ne me lâchait pas la main. Il ne me lâchait pas la main.
98:05
Parce que le corps n'oublie pas le toucher.
98:08
Oui, voilà, c'est ça, oui. Je sais, oui. Je sais.
98:11
C'est comme les odeurs aussi. C'est très puissant, les odeurs.
98:16
Et puis, il est parti en train d'opération. Je lui ai téléphoné pour lui dire « tout à l'heure ». Et puis, on m'a averti qu'il était décédé pendant l'opération. Puis, on m'a dit « c'est normal, il était vieux, il était malade, donc je n'ai aucune indemnité sur le décès vis-à-vis de l'hôpital ».
98:34
Et pourquoi vous auriez dû avoir une indemnité ? Parce qu'il avait une pile cardiaque et j'avais dit, mais vous allez l'opérer, il a une pile cardiaque, qu'il est tombé de son lit à l'EHPAD, il n'avait aucune surveillance à l'EHPAD, il est tombé en pleine nuit, est-ce que son lit était trop haut ? Il l'avait laissé trop haut. Donc, il est tombé. Il a passé la nuit par terre.
98:54
Il n'y avait pas de barrière ? Le lit n'était pas avec des barrières ?
98:58
Non, non, non. Voilà. Et puis, il est tombé. Et donc, moi, je le suis le matin. Donc, ils l'ont retrouvé le matin, 7h du matin. J'ai vite été à l'hôpital. Je l'ai vu. Je lui ai dit, qu'est-ce qui t'est arrivé ? Il m'a dit, ben, j'ai dormi par terre. Et je lui ai dit, mais t'as pas pu appeler ? Ben non, parce qu'il n'y avait pas de sonnette au sol. Il n'y avait rien et personne n'est passé dans la nuit. Et donc il a été opéré quelques jours après et il est mort pendant l'opération.
99:27
En tout cas, prenez soin de vous Nicole et vraiment continuez de vous battre pour vous faire entendre et merci beaucoup d'avoir soulevé cette question ce soir sur l'antenne d'Europe 1. Merci beaucoup et je compte sur vous pour nous donner de vos nouvelles et les auditeurs sont d'accord avec moi parce qu'ils ont été nombreux à réagir.
99:47
Je vous embrasse, Nicole. Je vous embrasse. Au revoir. Je vous remercie infiniment. Merci infiniment. Au revoir.
100:08
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre libre antenne de ce week-end afin de partager encore une fois les moments les plus forts de la libre antenne, les plus émouvants, les plus remuants. Jusqu'à une heure du matin, vous pouvez composer le 01 80 20 39 21 01 80 20.
100:29
53921, numéro non surtaxé de notre standard. Vous pouvez nous joindre aussi au 53921, 75 centimes plus que du SMS, et à l'adresse libreantenne, si vous souhaitez réagir à ce que vous entendez sur l'antenne. Belle émission, chers amis. Bonsoir Lucille.
100:53
Bonsoir Valérie et merci à votre équipe Maël et Nicolas qui font un travail formidable à vos côtés.
101:02
Eh bien, je suis bien d'accord avec vous.
101:05
Ah oui, alors, je souhaitais répondre aux appels de Marie-Thérèse. d'Yvette et de la dame qui vivait au Maroc, qui est intervenue au cours de l'émission avec Yvette et qui ont parlé à l'antenne de leur accouchement qui s'est mal passé et qui a conduit à un deuil périnatal et à la mort de leur bébé. Elles n'ont pas fait leur deuil. Ce que je voulais leur dire, c'est qu'il existe de merveilleuses associations comme Agapa, mère de Miséricorde.
101:36
J'en ai parlé hier soir, Agapa.
101:39
Exactement, qui font un accompagnement suite à un deuil périnatal. Ces merveilleuses associations s'occupent des femmes. Des hommes, des couples qui ont vécu un drame périnatal, quelle qu'en soit la raison. C'est-à-dire un avortement, une fausse couche, un deuil périnatal. Une IMG, c'est une interruption médicale de grossesse. Une fille, c'est une fécondation in vitro. Une GEU, c'est une grossesse extra-utérine. Le syndrome du survivant et bien d'autres choses encore.
102:11
Elles vont faire à ces personnes blessées...
102:15
un magnifique travail d'accompagnement, une véritable écoute bienveillante.
102:23
Ça se fait en groupe, Lucille ?
102:25
Oui, ça se fait en groupe et ça se fait aussi quand la personne le demande en accompagnement individuel, mais en général, c'est en groupe de 5 ou 6 personnes en fait.
102:39
Donc, tout dépend. Et je vais vous expliquer une chose.
102:43
Ce qui est formidable dans ces groupes, c'est qu'il y a toujours une personne... qui a vécu quelque chose de dramatique, qui n'arrive pas à sortir son problème. Et la personne qui est en face d'elle dans le groupe, qui a vécu exactement la même chose, et elle l'aide à sortir son problème. Ça, c'est extraordinaire qu'il se pense au niveau du groupe. C'est important, la question que vous me posez.
103:06
C'est un peu ce qui se passe aussi dans la libre-antenne d'Europe 1, les expériences des uns qui servent aux autres.
103:13
On le voit bien sur ces témoignages successifs tout au long de la semaine qui vient de s'écouler, de toutes ces mamans qui ont en commun, et même de ces couples, parce qu'on n'oublie pas les papas, de la perte d'un bébé. C'est comme ça qu'on permet à l'autre, on autorise l'autre aussi à exprimer, quand on voit son frère ou sa soeur,
103:37
humaine exprimer la souffrance presque identique en fait c'est absolument vrai donc il y a une véritable écoute bienveillante dans l'empathie avec un regard qui ne juge pas avec beaucoup de respect afin de les aider à renouer avec leur dignité à retrouver confiance et estime en eux, en elles dans un espace sûr discret confidentiel qui est un cocon sécurisé où des souffrances, des blessures, des douleurs, des secrètes familles peuvent enfin être évoquées dans une grande compassion de la part de ces accompagnateurs qui sont formés.
104:22
Il est essentiel de comprendre les circonstances qui nous ont amenés à vivre un avortement ou un deuil que je viens d'évoquer et que nous n'avons pas toujours choisi pour commencer à en faire le deuil. Ça, c'est très important. Des guérisons profondes surviennent et les personnes renaissent à la vie sur des bases saines et solides.
104:47
Lucille, vous êtes bénévole pour ces associations ou une de ces associations, vous ?
104:53
Oui tout à fait, je suis bénévole, je fais beaucoup de bénévolat et j'espère qu'un jour je vais faire de l'écoute et de l'accompagnement parce que tout au long de ces années j'ai acquis une certaine expérience disons. Vous avez quel âge ?
105:09
J'ai 66 ans.
105:11
Vous avez été confrontée dans votre vie privée à ce type de problématiques ? Absolument.
105:18
Après un harcèlement moral que j'ai vécu dans le monde du travail qui était barbare au moment où maman était en train de mourir, Les drômes, en fait, se sont nés les uns après les autres. Je me suis rendue compte que j'étais en chante et j'étais dans une situation très, très précaire. Et si vous voulez, j'ai avorté et ça a été dramatique, ça a été épouvantable et ça m'a amenée à l'hôpital psychiatrique où j'ai mis 30 ans à sortir de mon problème.
105:48
En fait, ça a été dramatique, ça a bosillé toute ma vie.
105:51
Mais il n'y a pas que moi, malheureusement, je peux vous le dire.
105:54
Et d'ailleurs, ça me permet aussi d'interpeller les auditrices et les auditeurs parce qu'on parle trop peu du traumatisme de l'IVG.
106:06
même quand il est choisi il y a quand même un deuil à faire et c'est un sujet dont on parle très peu comme s'il était un petit peu tabou donc moi j'invite les auditrices et les auditeurs qui ont eu à travers ces choix à appeler le 01 80 20 39 21 pour nous en parler aussi
106:25
ça serait une bonne chose, vraiment. C'est très beau ce que vous venez de dire, et c'est très important, parce qu'on n'en parle pas, notre société ne leur donne pas la parole.
106:34
Et souvent, c'est presque banalisé comme acte, l'IVG.
106:39
Exactement, c'est banalisé, vous avez tout compris.
106:43
Alors qu'en fait, il laisse souvent des traces quand même traumatiques chez la future maman, qui n'a pas choisi d'être mère, d'ailleurs, à ce moment-là de sa vie, hein.
106:53
Je vais vous dire, au date anniversaire, ça a été dramatique parce qu'on m'a emmenée à l'hôpital psychiatrique. Je suis tombée sur une psychiatre qui était complètement folle, qui m'a donné à bien trop de doses des neuroleptiques et elle m'a mise dans l'état d'un drogué en manque. J'ai mis 30 ans à m'en sortir, j'ai dû réapprendre à lire. Sous-titrage ST' 501
107:29
Oui, c'est la nuit noire de l'âme aussi, on appelle souvent...
107:32
C'est ça, c'est la nuit noire de l'âme, c'est ça. C'est ça, c'est exactement. Là, vous venez de m'éclaircir, mais alors d'une façon, je note ce que vous me dites, c'est la nuit noire de l'âme, nuit brouillard.
107:44
Et ce que j'entends, c'est aussi, vous venez de nous le dire, parce que je pense à Dany, qui doit être encore en train de nous écouter et qu'on vient de recevoir longuement dans la Libre Antenne d'Europe 1. Vous avez dit, il y a eu des dizaines de personnes qui m'ont aidée.
107:59
Et vous Lucille, vous avez accepté à ce moment-là de votre vie, au plus profond de l'ombre, d'accepter de l'aide ?
108:08
Je vais vous dire une chose, je n'avais pas le choix. Déjà, j'étais une battante hors du commun. Et si je n'avais pas accepté l'aide qu'on me tendait, si je retournais à l'hôpital psychiatrique, c'était pour la vie, je n'en sortais plus jamais. Donc, on me tendait la main, il fallait surtout sortir et ne jamais me remettre entre les mains de cette psychiatre qui était complètement seule. Est-ce que finalement, ensuite, vous avez eu des enfants ?
108:37
Je n'ai pas pu avoir d'enfant et ça a été le grand drame de ma vie. Je n'arrêtais pas de pleurer au point qu'à mon travail, on a failli m'emmener aux urgences tellement c'était tragique.
108:50
Et comment vous avez fait le deuil des enfants que vous n'avez pas eus, le fait de ne pas devenir mère ?
108:57
Alors, c'est très long, ça demande beaucoup de temps. C'est une étape la plus douloureuse de notre vie. Ça se fait par étapes et par ces associations qui font un travail magnifique. Et dernièrement, une étape qui a été cruciale, c'est que j'ai posé une plaque commémorative pour mon enfant, lui donnant un prénom qui est un geste symbolique de mémoire.
109:28
J'ai fait installer cette plaque. Elle est décortiquée, un petit quartier de mosaïques qui sont de couleurs apaisantes. Et quand je me rends dans cette église où je l'ai fait poser, je ne me lasse pas de la contempler avec son prénom, la date de son départ. Ça m'a permis de vivre un moment intime de communion d'âme à âme avec mon bébé. La beauté de l'endroit avec sa fenêtre bleue et des oiseaux blancs dessus symbolise l'âme des enfants disparus.
110:00
Ça m'a apporté un immense réconfort. Quel baume guérissant pour l'âme et le cœur.
110:07
Et en venant m'y recueillir le 19 mars 2025, je suis entrée dans cette chapelle de Marie Consolatrice à l'église Saint-François d'Assise à Paris XIXe. Et j'ai été très impressionnée par la qualité de silence, d'amour et de paix qui y règne. J'ai laissé monter mes émotions et mes larmes, tant c'était émouvant et poignant. Ce moment a été intense et fort. Ce fut une belle communion d'amour qui se vit de cœur à cœur et d'âme à âme entre mon bébé et moi.
110:43
Nous avons partagé ensemble avec mon enfant ce moment d'amour et de partage du cœur.
110:52
est intradusible par des mots à ce moment-là.
110:55
Mais ce qui est important dans ce que vous nous dites, Lucille, ce soir, c'est que vous avez un lieu de recueillement.
111:02
Et ça c'est très important, même à la maison d'ailleurs, à la maison ou dans un jardin si vous avez la chance d'en avoir un, de dédier un endroit à la prière et à ce lien, vous nous évoquez ça par rapport à la prière, mais même en pensée, un endroit qui est dédié.
111:23
à la personne disparue où on peut allumer une petite bougie où on peut mettre un bouquet de fleurs où on peut avoir c'est ce que je disais hier avec Marie-Thérèse certains parents qui prennent une empreinte voilà juste un endroit un lieu dédié existant dans la matière où on peut se recueillir voilà exactement exactement je suis bien bien bien bien d'affaires
111:52
Et qu'est-ce que je veux dire d'autre ? Donc, l'énorme méditation du chemin de consolation, c'est une belle prière, un apaisement qui amène un recueillement profond. La présence apaisante et maternelle de la statue de Notre-Dame de Lourdes, qui présente nos prières à son fils Jésus sur la croix, m'a guidée vers un chemin de guérison, de pardon et de réconciliation antérieure. D'un point de vue symbolique, une plaque commémorative représente un moyen de rendre hommage à un enfant perdu et de sortir du silence et d'entamer un travail de deuil.
112:35
Quand vous nous parliez tout à l'heure de ces associations, Lucille...
112:39
Les groupes, parce que je crois que c'est Nicole qui a perdu son mari, là aussi avec un cas dramatique, avec les huissiers qui sont venus, qui l'ont mis dans la rue, pieds nus, alors que la vie d'expulsion avait été annulée par la préfecture. Un exemple encore flagrant de ce pays, de notre pays qui marche complètement sur la tête.
113:02
Bref, Nicole allait partir en retraite, parce qu'en plus elle venait de perdre son mari, pour justement aller faire ce travail de deuil.
113:12
D'ailleurs, elle n'avait même pas accès à ses affaires alors qu'elle partait dans les Alpes, puisque l'huissier avait tout mis sous clé en changeant les serrures, contre l'avis de la préfecture. Donc je le rappelle, comme ça, ça tire encore une fois la sonnette d'alarme, et c'est pas plus mal.
113:25
Est-ce que vous, dans le travail dont vous nous parlez, ce travail de deuil accompagné de ces associations, c'est un temps dédié pendant une semaine, par exemple, ou c'est des moments où on va, comme ça, une fois par semaine, déposer sa parole et partager ?
113:43
Alors, on réunit tous les deuxièmes jeudis du mois, en fait, pour le faire, et il y a des retraites de cinq jours.
113:52
Et on choisit, donc. Et évidemment, c'est gratuit, j'imagine.
113:58
Qu'est-ce que je veux dire ? Les retraites, on paye juste la nourriture et l'hébergement, c'est tout.
114:02
Vous voulez bien nous donner les noms d'association pour les personnes qui nous écoutent, même si elles veulent faire du bénévolat aussi, d'ailleurs ? Elles veulent participer ?
114:10
Eh bien, écoutez, celle dont je vous parle, elle est à l'église de Saint-François d'Assise, à Paris 19e, en fait.
114:18
D'accord, sinon il y a Agapa. Et on a Laurent qui vient de composer le 01 80 20 39 21 qu'on accueille. Bonsoir Laurent. Bonsoir Laurent.
114:28
Alors, je me présente, je m'appelle Laurent, j'ai 52 ans.
114:36
Oui.
114:38
Et en fait, je me souviens d'une relation que j'ai eue avec une ancienne petite amie parce que je devais avoir 17 ans.
114:48
Ouais, genre 17 ans à l'époque. Et du coup, elle est obligée d'avorter. En fait, sa maman et sa tante ne voulaient pas qu'elle garde l'enfant. Donc, elle était obligée d'avorter. Et c'est vrai que ça m'a fait quand même un choc, ce petit être qui avait vécu dans le monde de sa maman un temps. Et puis, quelques mois, c'est pas beaucoup, je sais, mais Mais ça m'a quand même marqué.
115:22
Vous savez qu'il y a beaucoup de papas qui viennent durant les retraites parce qu'ils ne s'en remettent pas.
115:29
Bien sûr.
115:31
Et vous aviez accompagné votre ami à ce moment-là ?
115:35
Évidemment, bien sûr. Bien sûr, parce que pour moi, c'était quand même... C'était 50-50, donc...
115:45
Pour moi, j'avais participé, donc je me devais d'être là. C'était important pour moi. D'ailleurs, ça lui a fait du bien que je sois là.
115:52
Ah bah bien sûr, bien sûr. C'est important que le partenaire soit là.
115:57
Voilà, et ça a été important, je pense, pour son deuil, elle aussi, et pour le mien également. Même si ça n'a pas été facile, parce qu'on s'aimait beaucoup, en fait.
116:07
Et vous êtes resté ensemble longtemps, après ?
116:11
Euh... Ben...
116:13
Pas tellement, en fait. Non, après, je ne sais pas, peut-être quelques mois, six mois, quelques mois, mais on a fait le plus grand, le plus gros de la relation avant, en fait.
116:30
Vous pensez que c'est cet IVG subi, en fait, et un peu influencé par la maman et par la sœur, pour des raisons qui devaient leur appartenir, évidemment ?
116:44
Oui, maintenant, avec du recul, je me dis que, oui, ça a pu jouer. Sincèrement, je n'ai pas avancé au départ, bien sûr. Et puis, bon, maintenant, j'ai 52 ans, donc il y a beaucoup de choses qui me reviennent. La sagesse, notamment...
117:01
Mais c'est bien.
117:08
Ils organisent prochainement une retraite d'un week-end et je vous invite à y participer si vous voulez. Je vous donnerai les coordonnées si vous voulez me rappeler.
117:17
Oui, bien sûr, avec plaisir.
117:21
Je vous remercie. Donc toutes ces années après, Laurent, vous songez encore à ce moment dans votre vie ?
117:28
Non, en fait, c'est en écoutant l'émission que... Non, je n'y pensais pas. Mais en écoutant l'émission, ça a ravisé en moi cette petite mémoire, cette petite diode. Et franchement, je me suis dit, pourquoi pas appeler ?
117:47
Oui, mais vous avez bien fait. Vous avez bien fait. Vous avez eu des enfants depuis Laurent, vous ?
117:52
Oui. J'ai une fille qui est en 94 ans.
117:58
Je ne l'ai pas revue depuis une vingtaine d'années. La dernière fois que je l'ai vue, c'est en 2003. Votre fille ? Oui, ma fille, Elodie, qui m'a fêté ses 30 ans, ses 31 ans. C'est la relation que j'ai eue après cette personne, avec une autre personne, bien sûr.
118:21
C'est pas avec la même compagne.
118:23
Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
118:25
Je précise quand même.
118:26
Comme vous nous avez dit que vous étiez quitté, je vous ai posé la question si vous étiez resté longtemps après parce que je voulais vous interroger en fait sur, peut-être, je ne sais pas, l'influence de cette IVG sur votre relation ensuite parce que voilà, si on ne va pas visiter ce deuil...
118:45
Et vous étiez jeune aussi, ce n'est pas évident de le savoir. Effectivement, on n'y résiste pas, peut-être.
118:52
Bien sûr. J'ai toujours 17 ans dans ma tête.
119:00
Même si j'ai 52 ans, je tiens à garder mes 17 ans. Vous avez tout à fait raison. D'abord, on a l'âge qu'on décide d'avoir, après tout. Et votre fille, pourquoi vous n'êtes plus en lien, si ce n'est pas indiscret ? Bien sûr, on est sur une antenne libre, vous le savez.
119:15
Pourquoi je suis plus en lien ? Parce qu'en fait, déjà, quand je l'ai vu, je sortais de prison, en fait. Et je l'ai vu, c'est la meilleure amie de la mère de ma fille, à Lyon. J'étais à Lyon à l'époque. Et voilà, on a fait un barbecue et tout. D'ailleurs, si elle m'entend, elle le dit. Voilà, je suis toujours...
119:41
Mais en même temps, j'ai l'impression qu'elle me recherche aussi. Je le ressens encore.
119:51
Moi, je la cherche et elle me cherche aussi. Vous voulez dire dans une rencontre, mais vous savez où elle vit ? Vous ne parlez pas de recherche physique, vous parlez de recherche psychologique. Non, je ne sais plus où elle vit.
120:01
Maintenant, à 31 ans, elle s'est peut-être mariée, elle peut trouver un beau jeune homme. Allez !
120:09
À l'époque où je l'ai vue, c'était en 2003, elle avait 9 ans, 9 ans et demi. Mais là, elle a 31 ans, elle a eu envie de se marier.
120:17
Ah oui, vous l'avez perdue de vue à tous les niveaux.
120:21
Voilà, j'ai son nom de jeune fille, moi.
120:27
Et vous avez fait des recherches de votre côté, de vraies recherches ?
120:31
Non, mais je vais faire des recherches.
120:37
D'ailleurs, je recherchais ma petite sœur et j'ai retrouvé ma petite sœur sur le site Les Copains d'Avant. Je ne sais pas si vous connaissez le site. Et j'ai retrouvé ma petite sœur Laetitia sur ce site-là. Donc, il faut que je fasse contact avec elle. Notamment, d'ailleurs, en ce moment, je n'ai pas Internet, donc c'est un peu compliqué avec mon vieux F3.
121:03
Et moi, je peux me permettre d'ajouter quelque chose, c'est lors de ces retraites. Il y a beaucoup de personnes qui sont dans votre cas, c'est-à-dire que les enfants qui viennent après ou qui sont avant savent inconsciemment qu'il s'est passé un drame et qu'il y a eu un petit frère ou une petite sœur qui est mort. Et ils sont des survivants d'avortement et il y a souvent des conflits avec les parents. Et le fait que les parents sortent dans le week-end, ça arrange beaucoup de choses, comme par hasard, les enfants reviennent vers eux, il y a une réconciliation, il y a quelque chose d'énorme.
121:36
Donc, ce n'est pas anodin que vous vivez et que vous n'êtes pas seul à le vivre.
121:42
C'est important ce que vous dites ici, vous n'êtes pas seul à le vivre. Je crois que ce message-là, il est très très important.
121:47
En plus, je cherchais un logement depuis 5 ans, j'ai enfin eu mon logement. J'ai mon logement depuis une semaine et je suis plus heureux des hommes. Ça faisait 5 ans que j'attendais un logement.
122:02
Vous êtes en région parisienne, Laurent ? Vous êtes où ?
122:05
Non, je suis dans le 44. Ah oui.
122:09
Très bien. Donc là, les choses s'ouvrent pour vous. Un logement, vous retrouvez votre petite sœur.
122:18
J'ai pas contacté, mais déjà, je sais que c'est elle, quoi.
122:24
C'est une grosse partie du chemin. Qu'est-ce que vous attendiez pour la recontacter ? Vous avez peur ?
122:29
Non, non. J'attendais de tourner le doigt à la toxicomanie parce que je suis ancien toxicomane. J'ai arrêté l'héroïne. J'ai arrêté la morphine. J'ai arrêté les amphétamines. J'ai arrêté de me piquer. Je me piquais pendant 20 ans. Je me piquais pendant 20 ans. Et j'ai arrêté. C'est derrière moi, enfin. Et plus jamais de ma vie, quoi.
122:53
En général, les parents qui ont vécu un avortement, si bien les hommes que les femmes, tombent dans les drogues dures, dans la drogue, dans le tabac.
123:05
Pas tout le monde, Lucille. Non, pas tout le monde, mais ça arrive. Non, pas tout le monde, absolument. Laurent, vous avez arrêté avec les narco-anonymes, avec les alcooliques anonymes, avec tout ça. Comment vous avez fait pour arrêter ?
123:17
Non, avec mon médecin, dictologue, un très très bon médecin.
123:22
Et puis, en fait, je vais vous expliquer ce que j'expliquais sur RTL la dernière fois. Je me suis posé la question, pourquoi j'avais commencé ? Et c'est là que j'ai réussi à arrêter. Si on se demande pourquoi on a commencé une addiction, qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là de notre vie pour tomber dans cette addiction ? un choc, quelque chose de traumatisme et c'est comme ça que je me suis rendu compte parfois on n'arrive pas à mettre la main dessus ah bah oui mais ça fait un petit peu 25 ans que je cherche à l'époque quand je suis tombé en prison j'avais lu un livre de Simone Freud qui s'appelle 5 psychanalyses vous connaissez ce livre ?
124:16
Et j'ai eu ce bouquin en 2001. Ouais, 2001. Donc en 2025. Il a fallu quand même du temps pour... Ah bah c'est tout un chemin.
124:28
Vous avez fait de la prison parce que vous étiez addict ? Et ça vous a poussé dans des ressorts dans lesquels vous n'auriez pas dû aller ?
124:36
Non, pas du tout. Pas du tout, non. Je le dirais pas parce que c'est pas le...
124:42
C'est pas le sujet.
124:44
C'est pas le sujet aussi.
124:46
Donc aujourd'hui, c'est une nouvelle vie qui s'offre à vous.
124:49
Bah oui. Et puis en plus, j'ai été épargné, si on veut dire, parce qu'il y a un an, j'ai fait une embolie pulmonaire. Vous savez ce que c'est ?
124:59
Oui, bien sûr.
125:01
Donc, un caillot de sang qui est remonté de mes jambes, qui s'est mis dans mon cœur. Et heureusement que j'étais avec des amis ce jour-là. C'était le 7 septembre 2024.
125:16
Et heureusement, mes amis ont appelé les pompiers, ils sont venus en trois minutes. Tout le bas de mon corps n'était plus oxygéné, en fait, pendant un jour, un jour et demi.
125:26
Donc vous êtes un miraculé.
125:29
On peut dire ça comme ça.
125:30
Un miraculé. Donc maintenant, vous allez faire quelque chose de tous ces miracles. Merci beaucoup, Laurent. Merci beaucoup.
125:36
Excusez-moi. Oui, allez-y. Il faut dire que depuis un an, quand même, j'ai bien diminué l'alcool, bien diminué la bière aussi. Et il faut que... Que ça dure. C'est ça ? Non, il faut que j'arrive à avoir ces addictions les unes après les autres.
125:56
Exactement. Prendre le temps. Prendre le temps. Exactement. Merci beaucoup Laurent d'avoir été avec nous ce soir sur l'antenne d'Europon.
126:03
Je vous remercie. Et je salue tous les auditeurs et auditrices. Merci beaucoup. Et comme quoi, tout est possible.
126:08
Tout est possible. Merci beaucoup Lucille. Merci beaucoup de votre appel également. Au revoir.
126:13
Au revoir. Excusez-moi.
126:17
Oui, vite, rapidement, parce que c'est le flash.
126:20
Oui, pour avoir les coordonnées de la dame.
126:23
On va vous donner tout ça hors antenne, sans aucun problème. Merci à tous les deux.
126:28
Prenez bien soin de vous. Merci pour cette belle émission.
126:32
Au revoir.
126:46
Sous-titrage ST' 501 Surprise, surprise, couldn't find it in your eyes, but I'm sure it's written all over my face.
127:38
Surprise, surprise, never something I could hide. When I see we made it through another day, then I say, ooh.
128:43
Sous-titrage ST' 501
129:50
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon. Bonsoir Nadou.
129:56
Bonsoir Valérie, comment allez-vous ?
129:58
Je vais très bien, merci, et vous-même ? Oui, ça va, je vous remercie. Votre maman aussi ? Oh, merci, c'est gentil. Vous vous souvenez qu'elle était souffrante l'année dernière ?
130:07
Bien sûr, je me rappelle que vous étiez partie en urgence. Exactement. Elle n'était pas bien et tout. Oui, je me rappelle très très bien, je suis une fidèle.
130:14
Merci beaucoup. Merci pour ma maman aussi.
130:18
C'est de tout cœur que je sais ce que c'est une maman.
130:23
Alors je vous écoute Nadou. Dites-moi, quel âge vous avez déjà ? 74 ans. Et vous êtes une maman ?
130:31
Je suis maman, mamie et arrière-mamie et arrière-grand-mère depuis deux mois.
130:36
Oh là là, mais félicitations ! Merci beaucoup, j'ai cinq enfants.
130:42
Dix petits-enfants et une arrière-petite-fille.
130:44
Oh là là, c'est magnifique, c'est magnifique. Et vous les voyez tous régulièrement ?
130:52
Certains qui sont dans le sud de la France, oui. J'en ai encore d'autres sur Paris que je vois rarement depuis quelques temps parce que j'ai des problèmes de... J'ai eu un glaucome, donc j'ai un problème de yeux, donc ce n'est pas si facile pour me déplacer.
131:08
Et vous êtes où dans le sud de la France ? Vous habitez dans quelle région ?
131:10
Je suis dans la Drôme.
131:12
Oh là là, magnifique. Drôme Provençal ?
131:14
Oui, c'est ça.
131:16
Près de Montélimar ?
131:17
Ah, vous avez trouvé, mieux que vous avez un don.
131:22
Eh bien, vous êtes chanceuse parce que c'est une très belle région.
131:25
Oui, c'est très, très beau.
131:27
Il a fait très, très beau aujourd'hui. Il a fait très beau et très chaud aujourd'hui.
131:30
J'étais dans le bière chez ma fille, je reviens. Je suis revenue cet après-midi, mais c'était intenable tellement qu'il faisait chaud.
131:36
Et oui, c'était l'été après-midi.
131:37
J'étais dans la région parisienne de 33 ans.
131:40
Ah, d'accord.
131:41
J'étais sur Paris avant.
131:42
C'est mieux le sud, non ?
131:44
J'ai eu du mal au début, mais maintenant je ne bougerai pas de là, franchement.
131:48
Oui, bonne qualité de vie en tout cas. Alors Nadou, que puis-je faire pour vous ce soir ?
131:55
Écoutez Valérie, déjà je remercie beaucoup de me prendre à l'antenne. Franchement, je vous adore parce que vous êtes une très très belle personne au grand cœur. On a l'impression de parler à une amie.
132:06
C'est gentil, merci beaucoup.
132:07
Je vous promets que c'est vrai, on a l'impression que j'ai une amie là au téléphone. Vous écoutez tout le monde, vous nous conseillez, vous êtes toujours dans la bienveillance.
132:16
Avec plaisir. En tout cas, j'y sais.
132:19
Franchement, c'est de tout cœur que je vous dis ça. Merci beaucoup. Moi, c'est rendre hommage à une institutrice que j'ai eue en 1959. Oui.
132:33
Donc, je vais vous raconter.
132:35
Bien sûr, bien sûr. On vous écoute parce que vous voulez rendre hommage. Ça, c'est magnifique.
132:40
Oui, c'était une personne au grand cœur. Vous allez comprendre pourquoi. Je suis arrivée d'Algérie. J'avais 8 ans, en 1959.
132:50
Vous êtes d'où en Algérie ?
132:52
Bougie.
132:54
Ouji ? Ouji, oui.
132:56
Et vos parents étaient d'Algérie aussi, je sais.
132:58
Eh oui, mais oui. Moi, Doran et Moustaganem.
133:02
Oui, mais en fait, c'est l'Algérie quand même.
133:04
Exactement. Donc, vous rentrez, vous avez 8 ans.
133:09
Oui, donc j'avais 8 ans. Pendant les rentrées, c'était la guerre d'Algérie. Donc, on arrive dans un petit village, une ville qui est dans la Loire.
133:22
Donc déjà, on est dépaysé, c'est la guerre d'Algérie, on est cinq frères et soeurs, c'est difficile.
133:30
Vous êtes déraciné, tout simplement.
133:31
Oh là là, mon Dieu, vous devez savoir, vos parents doivent savoir c'est quoi.
133:36
Bien sûr.
133:36
Enfin, on fait avec, on est petit, on suit nos parents, on est dépaysé et tout. Maman nous inscrit à l'école, heureusement qu'elle parle français, elle parle français et tout, donc elle nous inscrit à l'école et tout. Et puis, je tombe sur une maîtresse. Une maîtresse ?
133:51
Mais du premier coup d'œil que j'ai eu avec elle, elle m'a pris sous son aile. J'ai eu l'impression d'avoir une tante ou une marraine, franchement. Mais je disais, en tant qu'enfant, je ne savais pas. Je ne pouvais pas me poser des questions. Pourquoi cette maîtresse était aussi gentille avec moi ? Parce que dans la cour de récréation, on me demandait, tu repars chez toi, tu repars chez toi. Et puis je me mettais dans un coin, je pleurais. Elle venait toujours pour pouvoir me consoler, pour ne pas que j'écoute les autres enfants et tout.
134:23
Donc, je m'attache à elle, elle s'attache à moi, je ne sais pas pourquoi moi, une petite fille qui arrive de l'autre côté de la Méditerranée et tout. Donc, elle s'attache à moi, automatiquement, je suis contente parce que j'ai un petit peu... Je suis moins dépaysée dans l'école parce que j'ai quelqu'un qui me... Qui vous protège. Qui me protège, oui, qui me protège parce que les enfants... Ce n'est pas toujours gentil, les enfants.
134:45
Oui. Vous avez vraiment ressenti, vous avez des souvenirs, Nadou, de cette discrimination quand vous êtes rentrée d'Algérie et que vous êtes rentrée dans cette école de cette petite ville de la Loire ?
134:56
C'est une école de village. C'est dans la Loire. C'est dans la Loire. C'est une école de village. Alors, on me dit, ça, l'arabe retombe chez toi, alors que j'étais parée que les autres enfants. J'avais mes petites traînes brunes...
135:07
Je ne comprenais pas. J'étais cabine. Moi, je ne comprenais pas. On m'appelait l'arabe. Moi, l'arabe, je n'avais pas... On ne faisait pas attention à tout ça. Nous, on est enfants. On vit tous ensemble. Nous, alors, donc, je ne comprenais pas. Mais enfin, je me mettais à l'écart. Puis cette maîtresse, elle, quand même, était là auprès de moi. Et puis, quelques mois après, comme par hasard, on apprend que j'ai une tuberculose. Donc, rebelote, je pars au sanatorium pendant six mois et demi.
135:34
Alors là, vous quittez la famille, évidemment, vous quittez votre maîtresse. Et vous avez 9 ans, vous êtes petite.
135:42
Oui, j'ai 9 ans, donc je pars pendant 6 mois et demi au sanatorium et tout. Et j'apprends que cette maîtresse a interdit à qui que ce soit de s'installer à ma table à l'école.
135:56
Elle attendait votre retour ? C'était votre place, c'est joli comme symbole, parce que vous qui êtes déraciné d'Algérie, même si à l'époque, bien sûr, vous ne conscientisez pas tout ça, mais je le dis maintenant parce que ça m'apparaît, donc votre place, et on sait très bien quand on est déraciné, par obligation bien évidemment, c'est difficile de trouver sa place dans le monde après ? Voilà, et quand on vient d'histoires comme celle-là, c'est aussi difficile pour les générations qui suivent, puisqu'on porte cette génération.
136:29
Donc là, vous arrivez dans cette école, vous êtes déracinée, après vous partez au sanatorium, vous êtes déracinée, éloignée de votre famille, et cette maîtresse, elle garde votre place.
136:38
Oui, elle garde ma place.
136:39
Ça veut dire qu'elle vous accorde une place. Elle m'accorde une place.
136:41
Elle leur dit, personne ne s'assoit là, Nadou reviendra à sa place, elle n'est pas morte encore.
136:51
Parce qu'à cette époque, les enfants mouraient de tuberculose. Oui. En 1959-60.
137:00
Donc, elles me gardent pas de ma place pendant six mois et demi. Personne n'avait le droit de s'installer à cette place-là. Alors, surtout, je suis déracinée. Je me retrouve dans un sanatorium où il n'y a que des bonnes sœurs, en plus, qui n'étaient pas toujours gentilles. Parce qu'on ne peut pas dire... Parce qu'on est à la fois quoi que ce soit. On est toujours... On respecte toujours...
137:20
qu'on respecte toujours, quoi.
137:22
Il n'y avait pas votre maman au sanatorium. Elle avait les autres enfants à s'occuper.
137:27
Oui, d'autres enfants, des sœurs, vous savez, j'avais leur, comment on appelle ça, leurs filles blancs.
137:33
Oui, les habits, bien sûr.
137:35
Oui, qui n'étaient pas toujours gentilles et tout. Et là, je retrouve une sœur qui m'adopte vraiment, qui me prend aussi sous son aile. Par rapport à d'autres sœurs qui n'étaient pas gentilles.
137:49
Donc déjà, je me sens déjà moins dépaysée, je suis entourée. Et un jour, qu'est-ce que j'ai la surprise d'avoir arrivé ma maîtresse ? On me dit, Nadou, tu as une visite. Moi, une visite, maman, papa, une dame. Je vais, je sors, donc je vais dans le jardin. Qu'est-ce que je vois ? Je vois ma maîtresse arriver. Avec un panier d'osiers.
138:17
rempli d'œufs de Pâques. C'était Pâques. De lapins de Pâques, des chocolats, des poules. Moi qui n'avais jamais mangé du chocolat, j'ai eu un Pâques
138:29
C'était la première PAC, je vous écoutais attentivement, c'était les premiers PAC que vous faisiez en France en fait. C'est les premiers PAC que je faisais en France, dans l'Hexagone.
138:39
Oui, je ne savais pas du tout que ça existait. Et je vois cette belle métrage, je dis comment une belle femme aussi belle, peut-elle s'intéresser à moi ? Elle vient, alors elle me prend dans ses bras, elle m'embrasse, elle me fait asseoir auprès d'elle, elle m'ouvre ce panier que je n'ai jamais oublié. Et là, je vois des lapins et tout. Et elle reste avec moi. Elle reste avec moi toute l'après-midi.
139:05
Elle avait eu un vrai, vrai coup de cœur pour vous, Nadou. Vraiment, vous avez raison, une maîtresse au grand cœur.
139:11
Une femme au grand cœur. Après, vous voyez que je ne l'oublie pas. Là, je vous parle, j'ai des palpitations, je vous promets. Tellement que ça m'émeut. Franchement, ça m'émeut. Elle repart. Elle repart.
139:27
Quelques temps après, je reviens. Elle me dit, Nadou, tu t'assoies à ta place. Je reprends ma place. Et ça a été toujours, elle était toujours là auprès de moi, toujours pour pouvoir me soutenir. Un jour que j'essaye avec des petites copines, on essaye d'arriver en retard à l'école. Elle fait rentrer les autres petites et puis moi, elle me prend à l'écart. Et elle me gronde, elle me gronde très très fort. Je lui dis, maîtresse, pourquoi moi ? Elle m'a dit, toi, ce n'est pas pareil.
140:00
Comment elle s'appelait, cette grande dame, qui était votre maîtresse et qui vous attend accompagner ?
140:04
On dit qu'il ne faut pas dire le nom.
140:06
On dit qu'il ne faut pas dire, mais là, vous rendez hommage à une très grande dame. Je suis en train de regarder Nicolas parce que j'attends son accord pour qu'il me dise oui ou non. Ah non, il ne me dit pas de nom de famille. Alors, on va donner son prénom. Son prénom, je n'ai jamais su son prénom.
140:18
C'était maîtresse. Maîtresse.
140:22
Et pourtant, je l'aimais de tout mon cœur et elle m'aimait de tout son cœur. Je le savais. Donc après, ça se passe comme ça. Je joue dans le préau. J'ai le droit de jouer dans le préau avec son fils qui s'appelle Michel. Son fils s'appelle Michel. Oui. Et c'est dans la loi. J'ai le droit de jouer dans le préau. Et je me rappelle toujours, pour le goûter, elle me donnait deux biscottes. Et moi, je n'avais pas l'habitude de manger des biscottes.
140:52
C'est la guerre d'Algérie. Je ne mangeais pas de biscottes. C'était pas... C'est biscottes. Quand je vois des biscottes, je pense à elle. Donc, les années passent. On déménage. Et je la perds de vue.
141:05
Vous vous souvenez du jour où vous lui avez dit au revoir ?
141:09
Je ne me rappelle pas. Je ne me rappelle pas du tout. J'avais peut-être 11 ans. Je ne me rappelle pas. Je ne me rappelle pas. Mais tout ce que je sais, c'est que les gars... Je la vois devant mes yeux grands, brunes, aux yeux bleus. Très belle femme et adorable. Elle est avec un fils. Son mari était le directeur de l'école.
141:27
Et je m'en vais.
141:28
On s'en va. On déménage. On va dans une autre ville. Mais je ne l'ai jamais oubliée. Et j'en parle souvent, souvent, souvent. Je me marie. Et j'en parle à mes filles. Ce que je lui raconte, là, je l'ai raconté à mes filles. Elle me dit, mais maman, pourquoi tu ne veux pas la rechercher ? J'ai dit, mais si, je voudrais bien la rechercher. Mais comment faire ? Ma grande-fille, elle me dit, écoute, maman, attends, je prends le Minitel. Avant, c'était Minitel.
141:55
Je ne sais pas si vous vous rendez. Oui, bien sûr, je me souviens du Minitel.
141:58
Oui, parce que vous êtes beaucoup plus jeune que moi. C'est pour ça que je suis votre âge. Donc, je sais que vous êtes plus jeune que moi. C'est pour ça que je vous dis ça. Alors, elle me dit, attends, maman, on va la chercher. On va chercher le Minitel. On fait le temps dessus. Maman, j'ai une surprise. Je dis, quoi ? Elle me dit, j'ai retrouvé ta maîtresse. Eh bien, on va lui téléphoner. Mais on a eu l'adresse, le numéro de téléphone de son fils, Michel.
142:20
Alors, tu vois, est-ce que c'est vrai qu'il s'appelle Michel ? Je me rappelle. Elle me passe donc le téléphone, j'appelle. Je lui dis, oui, alors je me présente. Je lui dis, écoutez, vous ne me connaissez pas, mais je connais très bien vos parents. Je suis un tel, un tel, un tel, un tel. Est-ce que vos parents étaient instituteurs à tel endroit ? Il me dit, ben oui. Est-ce que votre maman est toujours vivante avec votre papa ? Il me dit, mais oui. Alors, je lui dis, s'il vous plaît, s'il vous plaît, est-ce que vous pouvez me donner son numéro de téléphone ? Il me dit, il n'y a pas de problème...
142:49
« Madame, je vais vous passer. » Il me passe le téléphone. Donc, il me donne le numéro, pardon. Je téléphone. Je tombe sur son mari. Alors, je me présente. Il me dit, « Oui, en effet, je me rappelle de vous. » Il me dit, « Vous n'aviez pas un frère qui était blanc aux yeux verts ? Vous habitez à tel endroit ? Vous veniez chez nous et tout. Vous jouez dans la cour avec Michel ? » Il me dit, « Attendez, mais ce n'est pas possible. » C'est une surprise. Je vais vous passer Madame Intel.
143:22
Il me passe et puis je me représente devant elle. On me dit, mais ce n'est pas possible. C'est toi, c'est toi, Nadou, Nadou. Oui, je dis, c'est moi. Je lui explique et puis je pleure, je pleure, je pleure, je pleure, je pleure. Je lui dis, écoutez, je vais descendre dans la Loire d'ici quelques temps. J'ai envie de vous voir. Elle me dit, mais bien sûr, Nadou. Je lui dis, j'ai envie de vous présenter mes trois filles et mon mari. Elle me dit, bien sûr, vous allez venir. Et bien, il a été convenu, un rendez-vous.
143:53
Je suis partie avec mon mari et mes filles. Je les ai présentées. Et donc, après, on n'a pas coupé le contact pendant longtemps. Et je prenais de ses nouvelles quand je suis remontée sur Paris, parce qu'à cette époque, j'habitais Paris. Alors, je téléphonais de temps en temps, je prenais de ses nouvelles. Elle était contente, on discutait de tout, de rien et tout, de mon enfance. Puis c'est passé et tout, et un jour je téléphone, et puis j'ai son mari. Alors je lui ai dit, est-ce que vous pourriez me passer à ma maîtresse ?
144:29
Vous continuez de dire, ah oui, d'accord.
144:32
Je ne vais pas dire son nom, il ne va pas le voir. Alors donc, il me dit, mais Madou, je ne peux plus, ça a passé. Je lui ai dit, pourquoi ?
144:47
Ah, je sens votre émotion encore aujourd'hui, Nadou.
144:50
Oui. Parce que je l'aimais énormément. C'était une première personne que j'ai vue en arrivant d'Algérie qui m'a prise et sa protection.
145:00
Ah oui. Qui vous a donné de l'amour.
145:04
Oui, elle m'a donné de l'amour que je n'avais pas même de ma maman. Je n'avais pas reçu parce que ma maman était assez froide et tout. Alors qu'elle, elle m'avait beaucoup aimée. Je disais même, j'aurais aimé que ce soit maman. J'aurais aimé que ce soit elle, maman.
145:17
Et il me dit, j'allais dire mon prénom, Nadu, elle ne peut plus te parler, elle ne me reconnaîtrait pas.
145:25
Elle a la maladie d'Alzheimer. Et je ne l'ai jamais eu après.
145:30
Oui, vous ne lui avez jamais reparlé ensuite ?
145:33
Non, jamais reparlé. Et après, je ne voulais même plus savoir le jour de sa mort, de son départ ou de quoi que ce soit.
145:41
Vous ne vouliez pas savoir, c'est ça ?
145:43
Je ne voulais pas savoir, je ne voulais pas savoir.
145:45
Vous vouliez garder le souvenir intact, en bien vivant à l'intérieur de vous.
145:52
C'était une femme, je vous assure Valérie. Un grand cœur, de l'amour en elle. C'était la guerre d'Algérie, elle aurait pu dire, bon elle arrive de l'autre côté, je m'en fiche, non ? Non, non, elle m'a pris sous sa protection. Elle m'aimait, cette femme. Je l'ai bien et elle m'aimait.
146:12
Je vous propose de rester avec nous encore quelques instants sur l'antenne d'Europe 1. Ça va être l'heure des informations. Guillaume Lariche vient s'installer en studio. On se reparle dans quelques minutes. A tout de suite. Nadou, je vous retrouve.
146:28
Vous vous rendez hommage ce soir à votre maîtresse. On a des enseignants comme ça qui nous ont marqués dans notre vie, vraiment. Et j'en appelle d'ailleurs aux auditrices et aux auditeurs si vous voulez justement rendre vos hommages à vos enseignants, mais aux gens qui ont été des sources d'inspiration en général. Il y a des gens comme ça qui nous marquent à un moment donné de notre vie et qui marquent des tournants. Vous Nadou, votre institutrice, ça a été la première personne qui vous a accueillie après votre retour d'Algérie.
146:59
Nouveau pays, nouvelle culture, nouvelles couleurs, nouvelles ambiances, nouvelles odeurs, rien à voir avec votre pays d'origine. Et tout de suite, elle vous a pris sous son aile. Alors moi, j'ai quand même noté dans votre récit, Nadou, qu'il y a votre institutrice qui vous a vraiment accompagnée, qui a été la première. Et moi, je dis souvent que les premières fois sont les plus importantes. Et puis, il y a quand même eu aussi cette bonne sœur qui vous a pris sous son aile. Ce qui veut dire quand même, Nadou, que vous suscitez naturellement la sympathie.
147:31
Oui, mais c'est normal de donner de la sympathie, puis d'aimer les gens, d'aimer les gens autour de nous. Et puis cette sœur, je me rappelle encore de son prénom, je vais vous dire même ce qui m'a touchée le plus, parce qu'elle s'appelait Sœur Étienne. Quand je fais des prières, je prie, je prie même pour elle, parce que c'était une personne qui était à un grand cœur aussi, parce que je déteste les aubergines. Et quand on me faisait manger des aubergines, je rendais, excusez-moi le terme, et elle me faisait remanger cette sœur qui ne m'aimait pas, je ne sais pas pourquoi, j'étais une petite fille de 10 ans.
148:06
Sœur Étienne a remarqué son manège et après c'est elle qui s'occupait de moi là-bas. Et le jour de mon départ, après six mois et demi de sanatorium, mes parents sont venus me chercher. Mais vous savez que je ne parlais plus déjà ma langue, qui est le cabine. Et je m'accrochais à Sœur Étienne, je disais « Non, je veux rester avec vous, je veux rester avec vous, je ne veux pas partir. » Elle m'a poussé légèrement, elle m'a donné, elle m'a offert une médaille, elle m'a poussé, elle m'a dit « retourne auprès des tiens, retourne auprès de tes parents, Nadou.
148:46
» Et je suis repartie, mais avec un pincement au cœur. Je savais que j'allais retrouver ma maîtresse, mais je vous assure que j'étais peut-être plus pressée de retrouver ma maîtresse que ma maman.
148:58
Oui. Ta place, c'est là. Encore une question de place. Aujourd'hui, vous avez trouvé autre place avec tout le nombre de petits-enfants que vous avez, le nombre d'enfants que vous avez, le mari que vous avez. Non, il est décédé, mon mari. Mais que vous avez eu, j'imagine, toute votre vie, non, Nadou ?
149:15
Oui, c'est vrai, j'ai beaucoup d'amour autour de moi. Mais moi, je pense qu'on a besoin d'amour à un moment donné. Moi, j'ai lécu 48 avec mon mari quand même. Il est décédé. Je pense que je n'aurais pas eu mes petits-enfants autour de moi qui me disent « Mamie, je t'aime. Mamie, je t'aime. » C'est difficile.
149:29
C'est très, très difficile. Mais moi, je crois qu'on a besoin d'amour tout le temps. Je crois que la seule voix, la seule voix sur cette terre, c'est la voix de l'amour, en fait.
149:38
C'est la voix de l'amour, d'apporter son amour aux gens.
149:43
Déjà, s'aimer soi pour pouvoir aimer et pour pouvoir être aimé. Déjà, ça, c'est important de s'aimer soi.
149:48
J'ai du mal à m'aimer Valérie et moi. Je ne m'aime pas.
149:53
En dépit de tous les miroirs que vous avez autour de vous, avec tous les gens qui vous aiment, vous n'arrivez pas à vous aimer, Nadou ?
149:58
Je vous assure que non.
150:00
Mais qu'est-ce que vous n'aimez pas chez vous ?
150:02
Je ne sais pas. J'ai du mal à vivre. J'ai 74 ans. Donc, j'ai du mal à... Écoutez, j'ai une grande photo qui est dans ma chambre. Ça n'a rien à voir avec l'hommage que je suis en famille. Une grande photo de moi avec mon épouse. J'ai ma petite-fille. C'est le 6 ans que j'ai gardé la semaine dernière, le week-end. Elle vient vers moi et elle n'a pas connu son papy. Elle vient vers moi, elle dit, mamie, c'est qui le monsieur et la dame qui sont dans la chambre ? J'ai dit, c'est papi que t'as pas connu, mamie. Oh, mamie, je ne t'aurais pas reconnu, hein ?
150:32
Oui, mais c'est normal.
150:34
Elle vous voit à 74 ans et là, vous étiez jeune. Elle vous l'a dit. J'avais 35 ans, je crois. Oui, c'est normal. C'est complètement normal. Oui, bien sûr. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que vous êtes une femme accomplie ? Est-ce que vous pourriez dire ça de vous quand même, Nadou, aujourd'hui ? Avec tout cet amour qui vous entoure ?
150:57
Je ne sais pas, parce que Valérie, dans la vie, il manque toujours quelque chose. Même si on a été aimé, je ne sais pas. On arrive à tout le nombre de nos vies où on se pose beaucoup de questions. Je sais qu'il faut vivre l'instant présent. On a du mal quand même. J'ai du mal quand même à accepter mon âge, accepter ma vie, alors que j'ai une belle vie. J'ai vendu ma maison, j'ai acheté un appartement. Je me sens bien dans mon appartement. Je suis épanouie par rapport à mes... Pas tous mes enfants, parce qu'il y a des enfants déjà un peu défaillants, comme le pauvre qui a eu son problème avec son fils.
151:33
C'est triste d'en arriver là. Alors que le respect du père et de la mère, c'est très très important dans la vie. Donc dans nos enfants, on n'a pas toujours les enfants à vivre et avoir aussi. C'est un peu difficile aussi. Donc on se dit, est-ce que j'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas faire ? Est-ce que j'ai été trop gentille ? Je pense que j'ai été une maman... Trop, trop gentil aussi. Ce n'est pas toujours bon non plus. Il faut savoir donner des bases aux enfants.
151:58
C'est toute la difficulté, le dosage. Et garder le cap. C'est très subtil, l'éducation des enfants.
152:05
Oui, parce que vous en avez cinq, mais ils ne sont pas tous bons. C'est comme nos doigts, ils ne sont pas pareils. Les enfants, c'est pareil. On peut en avoir qu'ils sont bien, on peut en avoir qu'ils ne sont pas bien. Donc, les enfants se disent « est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que j'ai trop fait ? » Je ne sais pas, c'est difficile. Mais c'est vrai qu'on a besoin d'amour et je sais que cette sœur Étienne et Mme Intel, ma maîtresse, m'ont donné beaucoup d'amour. Beaucoup d'amour avant d'avoir l'amour.
152:32
Qu'est-ce qu'elle vous a enseigné de plus important, justement, votre maîtresse ? Que vous gardez encore aujourd'hui ? Alors bien sûr, c'est tout l'amour et cette main tendue, parce que c'était vraiment une main tendue.
152:45
Vous l'avez dit Valérie, c'est la main tendue. J'ai toujours eu la main tendue envers les gens qui ne savaient pas parler français. J'ai toujours fait, on m'appelait l'assistante sociale des pauvres. J'ai toujours essayé d'aider, d'aider des gens autour de moi qui ne savaient pas pouvoir s'en sortir et j'étais là pour pouvoir les aider. J'ai toujours essayé d'écouter les gens. On m'appelait la psychologue parce que j'aime bien écouter les gens, j'aime bien les conseillers. Donc je pense que c'était un début dans ma vie.
153:15
La main tendue, vous l'avez dit, c'est la main tendue qu'elle m'a tendue.
153:20
Oui, que vous avez gardée et que vous avez tendue à votre tour. Comme quoi l'éducation, c'est quand même fondamental.
153:26
Ah oui.
153:28
Fondamental. On a Liliana au 73921 qui laisse un message en disant qui n'aimerait retrouver ses maîtres et ses maîtresses dans le temps. Je me souviens d'une d'entre elles qui nous faisait des gâteaux dentés.
153:41
Eh oui.
153:43
Et Christiane nous dit au 73921, « Comme je vous comprends, Nadou, cette année, j'ai franchi l'Afrecable des 60 ans et je le vis très mal.
153:51
» Moi aussi, c'est vrai, c'est très, très difficile. Vous savez, ma maîtresse, en parlant de gâteaux, c'est Christiane qui dit ça ?
153:59
Les gâteaux, c'est Liliana ?
154:01
Oui, il y en a. Ma mère, je me rappelle, elle faisait des gâteaux. Vous savez, des gâteaux du Maghreb ?
154:06
Oui, les cigares, les cornes de gazelle, les macroudes.
154:13
Oui, c'est mon gâteau préféré.
154:16
C'est mon gâteau préféré, les macroudes. Les cigares !
154:20
Oui, oui, tout ça. Alors ma mère, qu'est-ce qu'elle faisait ? Écoutez, ma maîtresse, elle avait toujours tout ça, du couscous s'il fallait. Et elle venait, elle montait à la maison pour venir voir le café avec ma mère. Si on faisait un couscous, maman, on descendait un gros plateau pour lui apporter. Il y a eu un échange. On ne s'est pas senti rejeté en arrivant en France.
154:40
Il y avait une ouverture de cœur.
154:42
Il y avait une ouverture de cœur. J'ai même fait un livre, mais qui est personnel, que j'ai gardé, que j'ai offert à mes filles et à ma petite-fille. où je raconte, moi, on arrivait en France, je raconte pour ma détresse. Et c'est vrai, parce qu'il y avait la guerre d'Algérie entre la France et l'Algérie, mais au contraire, on a été reçus par les Français. C'est des Français qui nous ont aidés. C'est pas comme maintenant. Moi, je pense que la vie de maintenant, elle est plus pareille.
155:07
La vie d'antan, elle était beaucoup plus précieuse, beaucoup plus...
155:11
Il y avait de la bienveillance, les gens se respectaient. On ne regardait pas de quelle origine tu étais.
155:16
Il y avait plus de valeur.
155:18
Il y avait plus de valeur. On se respectait. Moi, je pense qu'on se respectait, que maintenant, les gens ne se respectent pas. Écoutez les informations, moi, je n'allais même plus les informations, tellement que je suis dégoûtée.
155:31
En tout cas, merci beaucoup Nadou de nous avoir fait rêver ce soir avec cette qualité de cœur de votre maîtresse vis-à-vis de la petite fille que vous étiez. Et qui est une petite fille, parce qu'on a tous un enfant intérieur en nous, vous savez. Avec nous qui devenons adultes et qui devons prendre soin de ce petit enfant à l'intérieur de nous, à la place de nos parents, puisque forcément on s'autonomise et on grandit. Et vous, je sens que la petite fille, elle a bien été nourrie par cette maîtresse.
156:01
C'est vrai.
156:03
Voilà, elle est bien en place, elle est bien joyeuse. Merci beaucoup Nadou d'avoir partagé votre histoire avec nous ce soir et vos hommages à votre maîtresse. Merci beaucoup. Prenez bien soin de vous, de vos petits-enfants, de vos enfants, de toute votre famille. Merci beaucoup.
156:16
Et vous aussi de vos enfants, de vos filles, je crois que c'est des filles que vous avez aussi.
156:21
Prenez soin de toute votre famille et je vous embrasse.
156:25
Merci, Valérie.
156:26
Vous nous enchantez avec votre belle voix.
156:29
Merci beaucoup. Prenez bien soin de vous. A bientôt, Nadou. Au revoir.
156:32
Allez, au revoir.
156:35
Merci de votre fidélité à la libre antenne d'Europa. On se retrouve lundi dès 22h15 jusqu'à 1h du matin en direct. D'ici là, passez un très beau week-end et prenez soin de vous, des autres et du monde.